lundi 28 septembre 2026

Paladins du royaume de l'ouest... faubourgs et banlieues , une gageure à protéger!

 Bouh que ce jeu peut être frustrant ! J'en ai fait l'amère expérience hier soir où j'ai souvent regarder mon partenaire de jeu continuer ses actions tandis que je me voyais dans l'obligation de passer !

Il faut dire que nous reprenions le jeu Paladins du royaume de l'ouest  après une erreur de règle sur plusieurs parties. 
Erreur qui nous avait interrogés bien avant de la découvrir.
En effet nous arrivions très vite en haut des 3 pistes attributs, ce qui était pour le moins bizarre.

Et oui notre carte paladin nous permet de monter sur les pistes...Mais de façon provisoire...et non définitive comme nous l'avions -mal- compris!
De là découlait une certaine aisance à profiter d'actions ... 
Mais finalement c'était peut être pas si mal de découvrir le jeu comme ça, on a pu tenter beaucoup...

ça , c'était avant! avec notre erreur de règle nos curseurs sur les pistes à gauche de notre plateau personnel grimpaient vite et nous ouvraient beaucoup d'actions!

Mais voilà qu'avec les bonnes règles, le jeu se resserre beaucoup ...

En effet dans le jeu quasiment toutes les actions (hormis celles pour prendre des ressources) sont conditionnées par la place de notre marqueur (noir , bleu ou rouge)  sur l'échelle de valeur. :

on avance beaucoup moins vite finalement, les bonus des paladins sur les pistes ne sont valables que le temps où le paladin est visible!
 
Pour missionner les moines, il faut de plus en plus être haut sur l'échelle noire , idem pour fortifier sur l'échelle bleue, et sur la rouge pour établir une garnison etc etc
et c'est pareil pour attaquer ou convertir les bandits (cartes qui apportent des point de victoire) 
Si la valeur n'est pas atteinte, l'action est impossible.

Et comme tout est imbriqué: par exemple missionner un moine grâce à la valeur sur l'échelle noire permet de monter sur la bleue... , fortifier grâce à la bleue fait monter sur la rouge ;..etc
Quand on patine sur les actions c'est lose to lose face au joueur win to win

Si j'ai pâti sur cette partie , ce n'est pas pour autant qu'on doit pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain.
Ce jeu nous plaît vraiment.

en bas du plateau les envahisseurs à convertir mais pour cela il faut atteindre le niveau noir exigé au dessus de la carte!

Dans la trilogie du royaume de l'ouest c'est sans doute pour moi celui qui ne montre pas de réelles innovations ludiques..
Tous les mécanismes ont été rencontrés ici et là pour peu qu'on pratique les jeux de gestion de mains, de ressources et de pose d'ouvriers voire de collection et d'objectifs, mécanismes mêlés dans ce jeu.

autres cartes qu'on peut recruter pour leur bonus d'actions (qu'il faut veiller à ne pas oublier quand on fait l'action bonifiée) : les villageois.Au dessous le plateau avec les ordres du roi (objectifs de fin de partie) et faveurs du roi à la suite qui portent bien leur nom en accordant des bonus.
 
Et pourtant ces mécanismes poussés à l'extrême et leur intrication indémêlable en font un jeu très sophistiqué et solide.

Nous ne l'avons pas encore essayé dans une autre configurations qu'en duo et j'ai déjà ressenti une certaine impatience pendant le tour de mon partenaire, cela me fait penser qu'il peut être long alors qu'il affiche juste sept manches qui paraissent paradoxalement trop peu nombreuses pour développer notre propre jeu.

ici en fin de partie: on voit 4 remparts édifiés, le 5eme exige d'être à7 sur la piste bleue et je n'ai pas réussi à le faire grimper jusque là, j'ai converti deux ennemis sous le plateau qui me permettent de scorer sur mon échelle bleue (1 point) et pour mes ateliers verts développés sur le plateau (3 points)à. ces ateliers bien déployés réduisent le coût en meeple des actions à droite du plateau qui ont en plus des exigences par rapport aux pistes et en ressources (monnaie ou sacs de provisions)

Car à chaque manche on a de base 6 ouvriers à placer sur des actions qui vont d'une exigence de 1 à 3 ouvriers. A cela s'ajoutent des gains de nouveaux ouvriers selon les actions... ET donc parfois une joueureuse en a beaucoup face à une autre et on regarde jouer l'autre avec sa bardée de meeples à placer.

De plus on n'a pas droit à l'erreur sur ce jeu car ça se paie un peu cher et comme on doit combiner les différents paramètres , la réflexion peut être longue même si on la prépare pendant le tour des autres.

en posant des moines ou des ateliers sur le plateau central , on peut récupérer des meeples.
En haut du plateau on voit quil reste 2 pièces au trésor avant l'inquisition qui provoquera une dette pour la joueureuse ayant le plus de cartes suspicion à ce moment là. Or certaines cases du plateau central permette d'en défausser (carte violette barrée)

En effet le choix des autres peut nous contraindre à changer de cap. on surveille les autres (notamment sur un mécanisme d'inquisition qui oblige la joueureuse ayant le plus de cartes suspicion à prendre une dette de moins 3 points)

C'est le second opus de la trilogie et pour nous la dernière découverte et forcément on retrouve des points communs avec les autres tomes : notamment cette histoire de dette qui plombe notre score sauf si on la rembourse et alors elle apporte un point.

Et selon le tirage des faveurs du roi elle peut permettre une action

un jeu qui prend de la place même à 2
 

Hier ayant eu la mauvaise idée de jouer la prudence, je n'ai donc pas pu actionner cette faveur qui requérait une dette ! Et comme cette carte est apparue à la fin du jeu ...je n'ai pu que pleurer!

on voit à droite la carte faveur qui exige en plus d'un meeple une carte dette en ressource pour gagner 3 meeples 1 vert, 1 bleu, 1 rouge...Quand tu rates ça , tu pleures!
 

Et c'est la même chose on hésite parfois à prendre une carte suspicion mais avec elle vient un ouvrier joker et souvent quelques sous du trésor public (jusqu'à ce qu'il soit vide et provoque l'inquisition)... Mon partenaire n'a pas hésité à suspecter et à s'endetter pour s'ouvrir un champ d'actions plus confortable.

Ces mécanismes de prise de risque récompensée pour peu qu'on actionne la façon de la retourner à son avantage sont communs aux 3 jeux du royaume de l'ouest et j'aurais dû savoir qu'il ne faut pas  s'immobiliser dans la prudence qui nous coupe les ailes ludiques.

On y retrouve aussi le graphisme inhérent à la série, le plateau individuel rappelle tout ce qui est possible de faire , l'iconographie est particulièrement lisible.

 Le seul bémol à cette présentation léchée et il est regrettable aujourd'hui (le jeu n'a "que" sept ans ) : c'est que les couleurs posent vraiment problème aux personnes qui ont des soucis de différenciation, ce que j'imagine facilement  car il faut un très bon éclairage pour discerner pour tout un chacun un violet d'un noir ou un bleu d'un vert...
ou encore pire on a hésité quant à prendre un ouvrier blanc ou noir octroyé sur le plateau principal.

le plateau personnel de mon partenaire à mi partie sans meeple mais avec les ateliers qui permettent d'en dépenser moins. il a renoncé à convertir les ennemis sur cette partie, ce qui ne l'a pas empêché de gagner haut la main... mais avec un score  moyen de 40 (ce qui implique que j'ai été particulièrement mauvaise)
On voit les meeples à placer pour faire les actions toutes imprimées avec leurs spécificités.

Il me semble qu'il aurait été facile d'être plus inclusif et plus lisible sur ce point. 

Pour le reste sur les plateaux, une fois la mécanique acquise on pourrait se passer   d'un signe par couleur sauf pour les meeples dessinés qui auraient à reprendre le signe sur les meeples de bois!

Pourtant le titre de cet article est assez trompeur , on ne ressent pas le thème très présent.
Étant très attachée à l'histoire des villes et au symbole de leurs portes fermées la nuit pour protéger la population, j'aurais aimé sentir la vie des faubourgs restés hors les fortifications menacés et la volonté de les protéger des assaillants.

Le matériel est là pour raconter ce fait mais il ne nous emmène pas dans "l'époque  tumultueuse de l'histoire de la France occidentale aux environs de l'an 900 attaquée par les sarrasins , les vikings et autres pilleurs..

La ville a décidément toujours eu du mal à intégrer ses banlieues...et que dire de son devoir de protection!

Ça n'empêche que nous avons adoré ce jeu et enchaîné les parties avec des règles qui ont évolué pour enfin être les véritables et toucher la tension induite.

autre disposition du jeu, toujours à 2 et qui déborde de la table!

Cette fois on est vraiment prêts pour la saga des tomes qui relie les trois épisodes de la série... Peut être avec des pauses entre les jeux et notamment après celui là s'il se révèle trop long (en fonction des joueureuses) 

Encore une fois, on a en a mis du temps à découvrir ces jeux de l'étagère...et on se demande bien pourquoi on s'était cantonnés à jouer et rejouer le premier sans oser aller sur la suite ! 

 

Un jeu de Shem Philips et S J Macdonald illustré par Mihajlo Dimitrievski

vendredi 18 septembre 2026

soirée jeux du 18 septembre... surprise avortée!

 Notre maison jeux d'Uzerche était pour notre plus grand bonheur laissée aux mains des joueureuses pour cette date de nos vacances...
L'idée de voir vivre la maison jeux d'Uzerche avec ou sans nous nous est chère.

la maison jeux d'Uzerche prête à recevoir les joueureuses .

ET puis finalement surprise !! C’est nous qu'on est là! 
Pas pour très longtemps!

Nos vacances décalées nous permettaient de venir accueillir une nouvelle joueuse inscrite... Mais sans doute n'avait elle pas le mode d'emploi de la soirée et nous pas de quoi la joindre, Nous l'avons attendue et elle n'est pas venue.
Devant officier tôt le lendemain nous  avons laissé le champ libre aux habitués comme c’était initialement prévu.

le temps de prendre les deux tables à la manœuvre avant de les quitter! Ici se lance Altiplano
 

Juste avant notre départ l'un d'eux levait la tête de son plateau pour dire ...Et le compte rendu? les photos tout ça?... Ironie de la chose c'est le rédacteur lui même de nombre de collabirations pour ce faire qui feignait de s'indigner! 

ici autour de château blanc
 
Partis sur la pointe des pieds tant ils étaient concentrés sur leurs jeux, nous trouvons un message de notre nouvelle adhérente: j'arrive!
de l'autre côté de la table de château blanc...la joueuse qui se cache étant celle ui avait demandé le jeu
 
N'étant plus sur les lieux, nous n'avons pas suivi la suite de l'histoire ...mais pour un nouveau rendez vous savons comment faire!

Voilà donc le les premiers échos parvenus de la soirée que le rédacteur en chef m'a transmis

Cette nouvelle soirée ludique a tenu toutes ses promesses, rythmée par la stratégie, la découverte et quelques jolis retournements de situation.
​La soirée a débuté avec une partie de Le Château Blanc, jouée à quatre participants, dont trois néophytes et un joueur expert.

mise en place
 
Ce jeu au tour par tour repose sur des mécaniques de pose d'ouvriers, de gestion de ressources et de sélection de dés via une rivière dédiée, l'objectif étant de déclencher un maximum d'actions en cascade. La tension principale réside dans sa brièveté : disposant de seulement neuf tours de jeu pour marquer des points, chaque décision exige une réflexion minutieuse. Si le placement des objectifs communs et des récompenses n'était pas optimal et n'a pas permis de réaliser d'énormes combos, la partie a bénéficié d'une immersion culturelle remarquable.

  Notre joueur expert, passionné par le Japon féodal, a profité de la partie pour nous régaler d'anecdotes passionnantes sur l'histoire, les us et coutumes de cette culture.
 
un rien pincés devant l'action du joueur !! Sans doute un coup dont il a le secret!

 D'une grande accessibilité grâce à des explications rapides et limpides, le jeu a réservé une belle surprise finale : alors que le score moyen annoncé pour une première partie se situait entre 40 et 50 points, c'est finalement un joueur débutant qui a survolé les débats en s'imposant avec 90 points, tandis que l'expert a terminé à 40 points. Malgré tout, l'expérience a fait l'unanimité.
 
jeu en cours
 
Nous avons ensuite enchaîné avec Courtisans, un jeu aux règles très simples. À tour de rôle, chaque joueur dispose de trois cartes : il doit en placer une devant lui, une sur le plateau central et une dernière chez un adversaire.
 

 Le plateau central est divisé en deux sections, la grâce et la disgrâce, attribuant des points positifs ou négatifs aux différentes familles selon les majorités de cartes. L'enjeu est donc d'engranger un maximum de points tout en infligeant des malus aux adversaires, pimenté par des pouvoirs spéciaux permettant de supprimer une carte, de la placer face cachée ou d'en sécuriser une. 

Malgré quelques petits soucis de mélange et de mise en place sur notre première partie, rien de bien méchant : ce petit jeu d'ambiance s'est révélé extrêmement efficace et plaisant.


​Pendant ce temps, l'autre table s'est installée autour d'un grand jeu à cinq participants qui s'est avéré particulièrement marathonien, puisqu'il a duré près de 5 heures. 
UN jeu qui cache un grande profondeur ...un comble pour un jeu sur les hauts plateaux de l'altiplano

Il faudra toutefois compter sur les autres joueurs pour en recueillir les détails, les retours manquant pour cette table au long cours.
 
​En somme, ce fut une excellente soirée sous le signe du partage et de la convivialité !
 
A la table des 5 joueureuses  autour d'Altiplano , etaient réunis un joueur contre lequel chaque victoire est un trophée mémorable tant il s'est établi une solide réputation, un joueur qui n'a pas encore ce statut mais qui pourrait bien le rejoindre, une joueuse qui aime les jeux vifs qui ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer et qui elle aussi peut s'avérer redoutable, un joueur dont les choix stratégiques surprennent souvent et qui a a son palmarès une victoire contre le Maître, et notre benjamine qui ne démérite pas malgré sa discrétion.

les visages tendus !

 
 C 'est dire que cette partie a dû être tendue et durement disputée.
 
Altiplano  est un jeu assez lourd (complexité de 3.29 sur BGG)  dans lequel les joueureuses se
disputent âprement sur les ressources afin de remplir leurs objectifs.
 

 La présentation de l'éditeur mentionne même que le jeu induit  "
le plaisir de prendre une carte d'extension convoitée sous le nez d'un autre joueur!"
Et considérant les factions autour de la table effectivement elles ne se priveront pas... Même notre benjamine a déjà prouvé qu'en silence elle pouvait être assassine!  


Et voilà ce que le joueur qui a présenté le jeu en disait lors de sa découverte il y a 3 ans:
 
 
Mon premier bag-building ! J'ai fait plusieurs parties à 3 ou 4 et le jeu est un vrai
 régal où chacun va mener sa stratégie pour récupérer et transformer une ressource plutôt qu'une autre, choisir quand les entreposer pour libérer son sac...
 Il faut bien expliquer le fonctionnement et l'intérêt des chariots, passage obligé pour 
pouvoir se déplacer facilement sur l'altiplano ! 
Je n'ai découvert Orléans que très longtemps après et c'est complètement différent, 
hormis le tirage de jeton : je pense qu'on préfère le premier découvert !!
On comprend qu'il ait eu envie de partager une partie même si la configuration à 5 
s'est avérée longue! 
on peut recompter mais...il y en a qui jubile sans bruits!
Mais c'est aussi grâce à cela que vu les circonstances de la soirée, chacun a trouvé 
place devant une table de jeu.
On ne se moque que des gens qu"on apprécie et c'est sans doute une façon de lui
dire merci pour cette contribution à l'organisation
gros plan sur le lama... stoïque!

 
 




 
 
 

  

 


habitopia... fascinants animaux dépendant de leurs habitats

 Edwige m'a tuer !!!

Le boycott de l'autrice a succès (que je n'ai jamais lue) ne changera pas ma fascination pour le bel animal.

7.5 x 11 cm, ça tient dans la poche

Et c'est quand même cette magnifique chouette harfang des neiges qui pose sur la toute petite boite d'Habitopia m'a amenée à acheter le jeu malgré sa présentation en anglais.
Rares sont mes intrusions dans ce monde ludique anglophone.

J'ai pourtant donné dans la recherche de règles et modes de francisation de mes premiers jeux en allemand à une époque révolue; 
Et ce sont peut être ces souvenirs qui me portent à me cantonner à l'offre déjà pléthorique dans notre langue.
Et bien entendu cette règle a ses exceptions, souvent dues à un thème fort :une vittoria impossibile, kartini ou un une mécanique particulière voire une présentation empreinte d'une autre culture (Iki dans sa première version) etc.

A part ces choix délibérés, j'attends la localisation. 

Mais l'harfang m'a ensorcelée... et alors que rien d'autre que les magnifiques illustrations ne motive mon impatience, j'ai donc sauté sur la possibilité de me procurer cette boîte dont les règles sont abordables même dans sa langue d'origine et qu'en plus un gentil internaute a mis en ligne sur BGG dans sa traduction française (merci "Ksyl") 

Mais venons en au jeu ...

le jeu en mode de base prêt à être joué: en haut cartes écartées, dessous pioche et rivière de cartes. Chaque joueureuse commence avec une carte coté habitats.


Sur la beauté des cartes, je ne me suis pas trompée ...Si l'harfang est à la fois sur la boîte, représentée pour la carte de première joueureuse et une parmi les cartes faune, tous les  animaux qui l'entourent sont magnifiquement illustrés.

Ces animaux ont des habitats (parfois appelés biotopes) de prédilection plus ou moins prononcés, c'est ce qui fait le moteur du jeu: un animal va pour scorer exiger certains types d'agencement d'habitats.
Or les dits habitats sont au verso des cartes animaux.
Ce verso est lui même cohérent avec l'animal. 

 

on peut voir sur le recto (faune) un encart qui présente le verso (les habitats)
en haut le nom de l'animal,à gauche la valeur et la couleur de la carte, sur le coté droit deux habitats qui comptent pour les agencements. En bas l'agencement demandé en habitats pour scorer.

De ce fait les meilleurs configurations pour obtenir l'habitat requis pour l'animal sur le recto de la carte vont disparaître si vous choisissez de poser la carte côté animal et vice versa si vous choisissez le verso avec ses 4 habitats l'animal ne sera plus visible et n'interviendra pas dans le comptage des points à la fin de la partie.

C'est le dilemme du jeu ;..On va piocher les cartes  dont on connaît le recto et le verso 
dans une rivière et choisir quelle face on privilégie pour la construction de notre territoire réserve.

fin de partie: 9 cartes posées , on ajoute le score pour chaque carte faune.

Dans ce mode, on ne posera que 9 cartes en tout , c'est très peu pour répondre aux exigences des animaux!

Nous avons apprécié notre première partie avec le sentiment d'un très joli petit jeu assez classique.
Et puis on a enchaîné les parties , toujours à deux...Il nous avait donc instillé une petite touche addictive.

un autre agencement , les cartes peuvent être posées dans tous les sens.
 
Et puis aucune partie n'a ressemblé à l'autre... de quoi voir un renouvellement bien venu (à deux on ne joue qu'avec 20 cartes sur 40) et à notre deuxième partie sont arrivées des cartes très difficiles qu'on avait pas vues à la première) 

Mais en plus la boîte contient un mode avancé.

Car il faut bien dire qu'en mode de base , on jouait chacun chacune dans son coin, on pouvait prendre une carte trop rémunératrice pour la prochaine joueureuse .;.mais au delà, le renouvellement de la rivière fait qu'on ne pourra présager de ce qui sera au choix pour les joueureuses plus loin dans le tour .

cet ours apportera des points pour les lignes où le nombre de forêts sera égal au nombre de prairies. en haut à droite la lettre D est utile pour constituer la main des joueureuses.
Cette fois les deux habitats apportés sur la carte faune sont au bas de la carte.
 
Un jeu de base un peu multi solo ,d'ailleurs deux modes  solo sont proposés dans la boîte : l'un en amélioration de score l(autre contre un "bot". 
Je ne suis pas client des jeux solo...je passe mon tour!

Le mode avancé apporte une touche d'interaction par la pose de cartes (on a une main chacun de 8 cartes au départ) qui vont former la rivière. 
La force des cartes déterminera lors l'ordre des joueureuses pour la pioche dans la rivière.
Après le jeu se pose et les points sont comptés comme dans le jeu de base.
Cela rajoute une bonne dose de calcul ( façon jeu de plis) au moment du choix des cartes depuis notre main. 

ici ce lièvre rapporte un nombre de points en fonction du nombre de joueureuses. Pour les gagner il faut la plus grande prairie par rapport à celles des autres.

On ne peut pas dire qu'Habitopia révolutionne les jeux de construction de tableau ...mais il est agréable, très bien présenté et cohérent par la synergie habitats animaux (pourvu qu'ils puissent continuer à exister) .
Il propose dans sa petite boite métallique de beaux dilemmes au moment de choisir la face de la carte qu'on va afficher

Comme souvent les jeux de courte durée, une partie en appelle une autre ...

Mais il me faudra créer une aide de jeu pour éclairer le scoring (fascicule "almanac" non traduit sur BGG et visiblement pas clair même pour les anglophones)

Un moment tranquille non dénué de défis pour nos cellules grises où l'on côtoie de très beaux animaux assez discrets dans la nature et sans doute idéalisés dans l'imaginaire collectif!

 Habitat est un jeu court , donné pour une vingtaine de minutes très joliment illustré .
CHaque animal a des exigences d'agencement de différents milieux qui lui sont propres.
Je veux y voir comme un message de la dépendance de ces animaux à la préservation de leur biotopes...
Alors le jeu prend une toute autre dimension

Une boîte qui tient dans la poche mais devra être jouée à l'abri! 

 

 Un jeu de Oleg Meleshin et  Yury Yamshchkikov illustré par Sneha Bhosale , Viktor Kochetkov et Yuliya Solomatina

 

 

 

 

 

 

lundi 14 septembre 2026

ludografik ...le numero 1 tout frais pour le festival de Vichy ...et déjà à la maison!

 Ah mes petites histoires !!! Elles font toujours sourire...Est ce bien sérieux ?!


Après des mois de gestation que je n'ai vécue que de loin...et pourtant je me sens si proche des porteurs du projet de cette revue que sont Cathy Suignard et Jean Manuel Mascort.

 La voilà enfin entre mes mains et circulant dans bien d'autres, d'autant que les dirigeants l'on embarquée sous le bras pour le festival professionnel des jeux de Vichy, festival professionnel

le projet  ludografik est :
une revue"Consacrée à la culture du jeu, Ludografik explore les pratiques ludiques à travers des enquêtes, des reportages photographiques et des analyses consacrées aux ludothèques, cafés jeux, festivals, éditeurs, patrimoines ludiques, usages sociaux et structures économiques du jeu de société.
Pour regarder le jeu autrement ; le comprendre et le penser comme une culture".

quel somptueux sommaire!
 
Une présentation dans laquelle je me retrouve à 200% , mon petit grain de sel a juste porté le focus sur les gens autour de la table de jeu, 
 sans m'abuser sur ma modeste place aux côtés de grands noms qui ont signé des articles de fond de la revue

les grands noms et leurs parcours

Ce numéro un se focalise sur les lieux de jeux, et me concernant la demande était de présenter à travers les hébergements ludiques et plus précisément les ludogîtes, un pan du tourisme ludique.
Aborder le tourisme amène forcément parler des lieux et surtout du temps de vacances ou de week-ends, un temps béni pour se réunir et s'ouvrir à des moments conviviaux.
Les hébergements ludiques offrent tout à la fois des lieux et des temps de loisirs.
Ce temps que vont investir les touristes pour se remplir d'autre chose que leur quotidien.

Fidèle à moi même, mon fil conducteur a été de rendre la parole aux gens, ici les touristes ludiques mais aussi ceux qui les accompagnent, les hébergeurs quels qu'ils soient.

un moment de jeu comme je les aime.
 
"Fendre l'armure" de l'entre soi ludique et reprendre le chemin de la découverte:
celle de ceux qui s’ouvrent à cette pratique en famille ou entre amis ou comme prétexte de rencontre, .

Derrière les jeux il y a des artistes qui commencent enfin à se faire entendre et présenter comme personnes (hommes et femmes ) dans le processus de création culturelle. et j'aime leur rendre les honneurs qui leur sont dus.


A mon humble niveau il ne m'est pas accessible de recueillir leurs témoignages en direct mais je les piste pour m'en nourrir et partager leurs parcours de création, leurs attentes, les sentiments et intentions qu'ils ont mis dans le jeu...etc

 
A mon échelle, je peux par contre témoigner de ceux qui sont à l'autre bout de la chaîne ludique, ceux qui vont s'emparer de l’œuvre et la faire vivre 
C'est à eux que cet article est dédié et à ceux qui leur ouvrent les portes et agrandissent leur horizon de cet univers.

en intérieur par grande chaleur ! le côté grégaire des joueureuses: deux jeux une table pour être ensemble!

Quand l
es touristes ludiques s'émerveillent d'un jeu, ils ne vous décortiquent pas une mécanique, ils décrivent le moment qu'ils ont vécu, leurs émotions, leur plaisir, ils tentent de dire l’indicible.

game by night au gîte !

Nous en sommes les témoins dans nos structures de jeu.
Notre simple conseil s'est transformé en pétillements dans les yeux.
C'est un régal à chaque fois!

 
Rien de plus mais j'y tiens. 

Merci à  Jean Manuel et Cathy Suignard de m'avoir fait confiance pour cet article dans cette approche à laquelle ils ont été sensibles.

En complément à l'article on peut visiter la rubrique séjours ludiques et sa carte sur le site de l'escale à jeux 

 
 

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divagation personnelle au delà du propos de l'article:
Pour l'avoir vécu dans d'autres domaines, je suis persuadée qu'une filière (oh le vilain mot!) ne peut être sans tous ses acteurs. 
Parfois l'approche professionnelle "oublie" la représentation des membres de la société qui sont pourtant le but ultime de l’œuvre... L'évidence les invisibilise!
Je n'ai jamais cru à une chaîne dont il manque un maillon fut-il le dernier, celui qui permet au tout de rester accroché!
J'ai quitté mon poste de cadre administratif sur un point de non respect de ce principe.
Ça a été ma ligne de conduite lors de ma reconversion  professionnelle en agriculture, cela m'a permis de choisir les bons partenaires alors qu'en tant que novice c'était pas évident.
Je ne m'en suis pas mal sortie grâce à ce totem
Alors je continue dans tous les domaines.

Et oui je passe souvent par des anecdotes, par du vécu,  pour illustrer un propos que je défends bec et ongles...
C'est clairement revendiqué ...alors pourquoi encore me justifier?  
On ne guérit pas du syndrome de l'imposteur!

vendredi 11 septembre 2026

vicomtes du royaume de l'ouest.... un chateau, ça se mérite!

A la demande de copains joueurs, nous avons enfin retrouvé le royaume de l'ouest, une trilogie que nous avons tant aimé que nous avons investi à la fois les 3 boîtes de base architectes, paladins et vicomtes mais leurs extensions l'âge des artisans, le temps des merveilles,  gardien des clés, portes dorées et enfin la saga des tomes qui les réunit .

 Cependant c'est bien souvent le premier donc "architectes" qui s'invite sur nos tables... 

Il était grand temps de proposer aux joueureuses de continuer la série...mais allez savoir pourquoi, ils ont choisi de ne pas suivre l'ordre des volumes, en enjambant paladins pour découvrir Vicomtes du royaume de l'ouest 

d'abord assembler le puzzle (touche de variabilité du jeu)

 
 Si le premier de la série est toujours présenté pour son originalité dans le placement d'ouvriers, vicomtes est plus difficile à classer.



la plateau de jeu et ceux des joueureuses. Au centre du plateau le château et ses 3 étages, autour les circuits de déplacement du vicomte au tour des cartes : en périphérie pour le commerce et la construction, près du château pour les manuscrits et le placement d'ouvriers au château.  



de plus près, le vicomte rouge a ici le choix entre commercer et construire et le bleu entre prendre un manuscrit ou envoyer des ouvriers au château le tout à portée de son pion comme l'achat de la carte . 
 

Lors de notre dernière soirée jeux, une joueuse avait failli regretter de s'y être lancée en découvrant qu'il n'était pas un jeu de pose d'ouvriers qu'elle croyait retrouver ayant joué à architectes dernièrement.
Et pourtant il y a un peu de pose d'ouvriers: le vicomte qui se déplace sur le plateau circulaire pour activer des actions dont celle de placer des ouvriers au château, 

gros plan sur le château. Quand 3 ouvriers de même couleur se retrouvent sur le même lieu, l'un monte d'un étage et les deux autres migrent. En fin de partie les ouvriers au 1er scorent 1 ceux au 1er étage 2 et ceux au sommet 3 chacun.
En plus au 1er étage on active une action: exemple le pion jaune va retourner une carte dette ou acte de propriété.

 Mais toutes les actions se font à partir de cartes que l'on pioche, ladite pioche nous étant personnelle et pouvant être améliorée (en achetant d'autres cartes ou en nous séparant de moins bonnes ) c'est donc un jeu de "deck building".

Ici après quelques tours les cartes actives choisies permettent une action commerce de force 5 (5  icônes marchands bleus) qui permet des échanges pour des ressources. On voit à gauche les ressources stockées de la joueuse : or orange qui permet de placer des ouvriers ici à gauche du plateau au château, encriers noirs pour l'action manuscrit, pierres grises pour construire les bâtiments en haut du plateau vers le plateau central, monnaie pour acheter des cartes ou aider le déplacement du vicomte. 

On ajoute la force des actions des trois cartes visibles pour définir la puissance de l'action qu'on peut augmenter avec des pions ressources dédiés.
C'est notre main de cartes qui déterminera notre stratégie, le mot n'est pas ici usurpé.

 Ces mécanismes sont si imbriqués dans le jeu qu'on ne saurait déterminer lequel prédomine. Certes la gestion des cartes est un moyen au service du placement, mais c'est aussi le placement du vicomte qui va permettre le choix des cartes qu'on va acheter... 

De ce fait il peut perdre un peu les joueureuses qui découvrent mais après quelques tours tout est fluide, ce qui ne signifie pas que le jeu se laisse apprivoiser facilement.

démonstration qui laisse perplexes ceux et celles qui découvrent

Se greffe sur ces mécaniques, un léger tir à la corde sur une ligne entre la corruption et la vertu. A la présentation, il parait presque un point mineur du jeu. 
Or il est capital ! C'est lui qui va entraîner la fin de partie qui intervient lorsqu'une des piles dettes (liée à  la corruption) ou actes (liée à la vertu)  est vide, c'est alors l'autre qui va permettre aux joueureuses de scorer....  C'est tout simplement machiavélique!

détail du plateau individuel installé pour la compréhension. On voit la ligne de rencontre entre le pion corruption et le blanc vertu et au dessus les conséquence pour le joueureuse et en dessous pour les autres s'ils possèdent une carte "criminel" visible. 
sur la ligne du haut , on voit le coût et le score des différents bâtiments construits. Ces bâtiments  (comptoirs, maison de corpo, et ateliers dans l'ordre du plateau) recouvrent normalement la première ligne et les bonus inscrits sont actifs dès qu'ils sont construits. A gauche le coût pour envoyer des ouvriers au château, sur la troisième ligne rappel du tour de jeu. Au dessous place des cartes ; on remarque qu'en début de jeu des ressources sont visibles et activables (qui seront recouvertes )
 
Or selon où nos pions vertu et corruption se rencontrent les joueureuses piocheront plus ou moins de cartes de chacune des pioches.
Ajoutons à cela que certaines cartes "criminel" font immédiatement avancer le pion vice (tandis que d'autres accordent des bonus vertu pour que le pion vertu avance) mais qu'en même temps ces cartes servent de joker de ressource...
J'ai trop tendance à éviter de les prendre alors qu'elles peuvent être intéressantes.

quelques cartes le bonus en haut à droite s'active quand on prend la carte alors que celui d'en bas lui dépend du symbole sur la ligne du nom du personnage: pour le chevalier l'action de retourner une carte s'activera quand la carte sera glissée dans la défausse, le guetteur active tout de suite au choix prendre une carte sur le plateau central ou en détruire une de notre main, la bucheronne permet tant qu'elle est visible d'avancer le pion vertu quand on construit.
 

D'autant que les cartes dettes peuvent être une voie pour gagner des ressources en cours de partie et des points de fin de partie si ces dettes ont été honorèes.

Le jeu pousse au vice et en même temps glorifie les repentants! 

en haut cartes rappelant le scoring selon la pioche vidée, en bas cartes dettes et actes de propriété recto et verso

 Du coup c'est aussi un jeu de prise de risque, on est loin du stop ou encore mais il y a de ça dans son déroulement... 

il y a aussi une course aux objectifs...on se guette les uns les autres... 

les objectifs: 1er en haut du château, détendeur de 3 manuscrits de même couleurs

 

De ce fait on passe par toutes les émotions.... C'est ce qu'on cherche!

Pourtant les parties sont assez inégales dans les sensations: aux deux extrêmes on a eu une partie très disputée qui s'est jouée à quelques points et qui a duré 1h30 comme annoncé  et une autre qui a tourné court en 40 minutes car dès la mise en place les cartes de départ avait vidé la pioche actes à moitié, et cette partie a été décevante, nos pioches n'ont pas eu le temps de s'étoffer et nos actions ont été limitées.

en début de partie dans l'ordre conytraire du tour chaque joueureuseprend un couple de cartes qui lui attribue ressources points de vertu et vice ???etc et parfois ça peut raccourcir le jeu.

 C'est pas grave pour le temps qui a été consacré, on peut en relancer une à la suite!

Mais ça peut être un obstacle à le prévoir en soirée jeux, d'autant que dans ce contexte la partie présentation pour ceux qui découvrent peut être plus longue que la partie jeu. 

Malgré cela et ou peut être avec cela le jeu est très addictif... 

 

plateaux recto verso selon le nombre de joueureuses; un mode solo est inclus.

Cela donne très envie de se lancer en mode campagne avec les trois opus orchestrés par la saga! 
A prévoir pour une morne journée d'hiver!

Je crois que je suis mordue! Et ce n'est pas si souvent !

Je ne serai sans doute pas objective en proposant ce jeu aux joueureuses 

y a de quoi faire ! il ne manque que l'extension de paladins "la cirté des couronnes et tous les goodies!
 
Comme je le dis souvent , les jeux gardent .en eux l'empreinte de notre plaisir lors de parties, certes, notre enthousiasme peut entacher la découverte pour peu qu'il est suscité des attentes qui peuvent être déçues..
Mais en même temps c'est ce partage qui donne vie aux boîtes et pions de carton...

Je ne manquerai toutefois pas de les avertir sur mes réserves sur certaines parties en fonction du tirage initial.
Mais cela en vaut la chandelle!

 

Un jeu de Shem Philips et S.J. Mac Donald illustré par Mihajlo Dimitrievski 

 

ce vicomte là rencontré au détour d'une visite à Millau a survécu a survécu à la révolution ...et si sa tête est coupée ce n'est pas intentionnel de ma part... c'est dû à un problème de lunettes!