samedi 3 octobre 2026

soirée jeu cap à l'ouest, au nord toute!

Petite précision sur le titre du présent article : choisi comme le titre de la publication sur les réseaux (repris ici) pour inviter des joueureuses à nous rejoindre, il reflète finalement bien l'ambiance.... alors que ça aussi est arrivé par hasard!!😈

J'avais en tête (sans le dire) de nommer cette soirée "cap à l'ouest" lorsque notre animateur en chef s'est dit que pillards de la mer du nord s'associerait bien au choix de jeux des points cardinaux...d'où l'ajoût de la suite: cap à l'ouest reste abstrait tandis que "au nord toute" nous invite à embarquer... 

 
installation commune du plateau de pillards OK

Cette soirée ludique a rassemblé huit participants répartis en deux tables de quatre joueurs. À la première table, le groupe s'est lancé dans la découverte de Pillards de la Mer du Nord, un jeu mêlant pose d'ouvriers, collecte de ressources et deck-building pour constituer un équipage viking solide capable de lancer des assauts sur les ports, avant-postes, monastères et forteresses.

 

détail du plateau avec les attaques en haut et les actions de base en bas

L'ensemble des joueurs étant néophytes, les débuts ont été marqués par une approche un peu désordonnée, chacun partant dans tous les sens sans stratégie établie.

​Au fil de la partie, les équipages se sont affûtés grâce à l'intégration de différents vikings, permettant les premiers pillages d'avant-postes.

Pour une fois que je souhaitais qu'une Valkyrie tue ma dernière carte, je n'en ai pas eu sur mon attaque de forteresse!!!

 Plusieurs stratégies distinctes ont alors émergé, s'articulant autour de la croisade contre les Valkyries, de la réalisation de quêtes ou encore du développement des offrandes. 
 
en cours de partie

La fin de partie a été déclenchée un peu par surprise lors d'un ultime tour, consécutif à la prise d'assaut de l'une des dernières forteresses.
 Le décompte des points final a finalement sacré le joueur vert, qui a brillé tout au long de la partie.

score final ... vert (et rouge) ont fait le tour, rose et jaune à la peine . Il ne reste qu'une forteresse non prise.

 
​En attendant que l'autre table termine sa longue session (qui s'est étirée sur près de quatre heures et demie d'intense affrontement), le premier groupe s'est tourné vers Fiesta de los Muertos.
à l'heure des révélations

 Ce jeu d'ambiance et de coopération repose sur un principe de « téléphone arabe » textuel, où chacun écrit un mot secret qu'il doit faire deviner aux autres en transmettant des indices de proche en proche. 
Les premières manches ont donné lieu à des fous rires face au décalage entre la logique initiale et la réalité des mots retrouvés, illustré par une première partie où un seul mot avait survécu à la chaîne des participants. 

là...Chrstophe Colomb n'était même pas en bateau.😨..mystère des associations! 

Cependant, l'expérience s'est nettement améliorée au fil des manches : lors de la troisième partie, trois mots sur quatre ont été découverts par l'ensemble des joueurs, témoignant d'une immersion réussie dans la psyché des uns et des autres. 

pas se fier à sa bouille, il nous avait assuré qu'on allait s'améliorer ...on partait de loin! 

 Euphorique pour avoir "brilllé tout au long de la partie" notre champion du pillage nous gratifie d' une envolée lyrique sur sa conclusion d'un jeu de mots....
 
Le jeu permet ça! 
Nos soirées jeux ont vu des winners/tueurs s'affirmer depuis 6 ans et en même temps, la gentillesse et la prévenance est toujours de mise autour de la table.

Entendre ces paroles apaisantes "on a tous fait un coup dans le vide cette partie" quand tu te dis que tu as mal préparé ton tour...rassure sur le fair-play dans la compétition alors qu'elle est bien présente.
 Je ne dirai jamais assez merci à toutes les joueureuses qui nous ont rejoints et qui se sont toujours inscrits dans cette charte virtuelle. 
 
C'est parti pour l'ouest et chacun rit des recommandations..

A la table d'à côté, rendez vous était pris pour découvrir le dernier opus de la trilogie du royaume de l'ouest ... (pas dans l'ordre d'édition) avec Paladins du royaume de l'ouest .
Le joueur qui s'était senti noyé dans vicomtes, lors de son retour à la maison jeux après un été très occupé ailleurs voit tout de suite la parenté entre les jeux...
Un constat de bonne augure pour la suite ... IL dira lui même qu'il a retrouvé la forme et les jeux pratiqués souvent à nos tables sont, il est vrai, un peu exigeants; d'où la forme est meilleure conseillère stratégique.

des cartes à droite, à gauche , au dessus , en dessous...et des meeples qui changent tout le temps de mains!

 
Après les précautions d'usage appuyées sur l'impératif de ne pas mélanger les cartes de nos tas pour occuper les mains le jeu démarre assez rapidement 
Tandis que deux joueurs (dont un qui connait le jeu) se spécialisent assez vite , les deux autres qui découvrent tâtonnent en faisant un peu de tout.

chaque action nécessite certaines couleurs d'ouvriers. Ici le joueur (le vainqueur ) a commencé à construire beaucoup d'ateliers verts et de jarres bleues délaissant pour l'instant garnisons rouges et moines noirs 
 
Chacun essaie de préparer ses coups pendant que les autres jouent en réunissant ses meeples devant soi quitte à modifier leur disposition pour prendre en compte les actions des autres joueurs intervenues au fil du tour ou bien en comptant sa monnaie ... Tout ça occupe les mains aussi, tandis qu'on piaffe pour le bon coup qu'on s'imagine pouvoir faire un coup qu'on a dû bien préparer pour répondre à toutes les exigences du jeu en couleurs de meeple, en force sur les pistes et en ressources
 
le plateau central avec en rouge les objectifs de partie et vert, les bonus sur lesquels il n'y aura qu'un bénéficiaire et au fond la suite du plateau où l'on pose garnisons et moines pour obtenir leur avantage et dessous les cartes des envahisseurs à attaquer ou convertir
On voit que dès la troisième manche en cours le plateau du fond est déjà bien chargé!

 Du coup voir la chose passer sous le nez est assez rageant...
Mais il y a toujours de quoi se redéployer quand on est riche ! 😁
 
Au final c'est la spécialisation qui a payé  sur cette partie : le gagnant a misé sur les fortifications après avoir installé ses ateliers qui lui permettent d'optimiser ses coups;
Par contre il n'a pas combattu... Sa protection des faubourgs a été pacifique.

A l'inverse du second tout près au score (c'était sa première partie) qui a mené de vifs combats contre les envahisseurs 

on ne peut que constater que les moines noirs et les garnisons rouges sont de sortie dans cette partie!..Quasiment toutes les cases sont occupées
 
Bien sûr il ont été obligés de faire quelques autres intrusions dans d'autres domaines en missionnant quelques moines pour obtenir des forces de foi nécessaires aux fortifications, ou de garnison pour monter sur la piste en force contre les envahisseurs..
L'imbrication est central dans ce jeu: malgré les velléités de se spécialiser on va être amené à toucher un peu à tout ...et les garnisons et les moines qu'on pose sur le mini plateau central obligent à être plus rapide que les autres pour être mieux servi.
 
 La conclusion est assez significative "je ne sais pas lequel des trois je préfère de cette trilogie"  
Sans doute à enchaîner les parties, le classement se dessinera un peu plus dans les têtes de chacun chacune .
Pour l'instant tous les voyants sont au vert et c'est chouette pour envisager d’enchaîner les boîtes grâce à la saga des tomes , qui sera pour notre maison jeux une première dans le genre!
 
A voir les tables: l'une occupée à piller au nord et l'autre à se voir paladin protégeant la ville en expansion, il m'a sauté aux yeux que le premier se joue sur un plateau commun et l'autre sur un plateau personnel (principalement)

Or dans mon cheminement personnel vers le jeu de société, le plateau commun était central symboliquement une façon de regarder tous dans la même direction.
Mes modèles tomberaient ils enfin?
 
 
les petites têtes de mort noires avec les autres ressources jaune pour l'or et gris pour le fer, ce sont les valkyries à manier avec précaution parfois tr-ès punitives et parfois bien détournées. un système quon retrouve dans les jeux de ces auteurs. 

  
J'aime beaucoup paladins qui se joue beaucoup sur son plateau perso avec ses exigences de couleurs de meeples selon les actions.... et j'ai beaucoup aimé pillards et découvert avec bonheur son système de pose /reprise d'ouvriers et apprécié de pester contre les valkyries qui me font défausser des cartes studieusement installées... (Aïe par Odin! On touche à mon petit plateau à moi!)

Une joueuse s'est écrié tout à trac ...oh mais il y a beaucoup de choses à penser...C'est vrai dans les deux jeux ...Plus balisé dans pillards sans doute.

Difficile  de ne pas  les comparer tant la structure est commune à ces jeux (dûe à la patte des auteurs sans doute). on est en pays connu et pourtant aucun ne ressemble à l'autre.
 
J'ai quand même plus ressenti le thème dans le second que le premier...

Quoique...
 
Mon illustre co-rédacteur l'a dit : la partie s'est achevé presque accidentalement: c'est ma conquête de la forteresse qui l'a provoquée. 
les forteresses en haut du plateau (en bas de la photo ont encore été peu attaquées à ce stade du jeu car elles exigent beaucoup de ressources et un plateau de cartes plein


Or comme ma partenaire de jeu j'ai fait cette action parce que cela semblait le but ultime du jeu .... un chemin un peu évident d'aller toujours plus loin piller.induit par la présentation même du plateau.
Pour 8 ou 10 points au score pour cette action vu le coût, pas sûr que ce but ultime soit obligatoire... d'autres actions ajoutées peuvent octroyer le même nombre de points.


Mais comme j'ai battu le Maïtre, je cherche encore où j'ai oublié un point de règle, un sentiment d'imposture me poursuit...
 
Dans paladins on est moins amenés, il me semble, à suivre le script que le plateau raconte, d'où la diversité de stratégie...est ce pour cela qu'il est jugé moins accessible? 
 
A méditer ...ou pas!
 L'important c'est qu'on s'est bien amusés autour des deux tables très concentrées sur leurs jeux ... Et qu'on en redemande.

 
 

vendredi 2 octobre 2026

Prado un musée sur la table du salon

La petite boîte de Prado m'attirait pour son thème...Parcourir les salles du musée madrilène... deux voyages en un : l'un dans le temps, l'autre vers la capitale espagnole.
Le jeu est d'ailleurs un jeu sous licence du musée.

Je l'avais aperçu sur une table en festival sans pouvoir m'y installer pour une partie... , je l'ai acheté sans l'essayer .... 

De toutes façons je savais que les cartes des tableaux emballeraient certaines de mes joueureuses (qui avaient craqué pour Museum Pictura pour cette raison)
L'idée de devoir être seul pour prendre en photo lesdits tableaux (quelle idée...mais c'est pour une cause noble: un article pour une prestigieuse revue d'art) m'amuse aussi façon Guedelon, le jeu.

Dans ce dernier aussi on attire les touristes afin de donner une légitimité à la démarche culturelle, ouvrir les horizons des visiteurs mais qui, avouons le, gênent le travail ...

Cette fois, ils obstruent notre vue des œuvres et condamnent le bon cliché..il va falloir un à un les faire partir ailleurs !!!

mise en place pour 2 joueureuses : on voit les visiteurs qui masquent les tableaux, la galerie réduite en cette configuration (2 salles fermées. )

Pour le coup ils obstruent vraiment  notre champ de vision car une fois posées sur les cartes représentations les tableaux , on ne les voit plus vraiment nonobstant le fait que ces visiteurs sont sur des cartes transparentes.

De ce fait pour vraiment s'immerger dans le propos artistique du jeu , il ne faudra pas se priver de prendre un temps pour regarder les cartes une fois débarrassées de tous les visiteurs , cartes qui iront très vite rejoindre la collection de la joueureuse qui a son appareil photo posé juste devant. 
J'avoue avoir sauté cette étape dans ma première partie et du coup avoir été déçue de ne pas me sentir au musée???je ne peux m'en prendre qu'à moi mais vous êtes avertis !

cartes tableaux : pas forcément ma période préférée mais des monuments de la peinture des collections royales

Ces cartes-tableaux rapportent des point et peuvent en plus entrer dans un objectif commun ou personnel pour être encore plus rentables au score final.

Voilà toute la mécanique proposée ...On est en pays connu. Avec des cartes à obtenir pour avoir des points et si possible en plus valider des objectifs.
Pour les obtenir les actions à notre disposition consistent à être bien placé devant au moment où la carte sera vidée de tous les visiteurs. Pour cela nous avons à notre disposition quelques cartes actions et des actions de tour.

Mais on sait que les mécanismes connus peuvent une fois bien triturés former de nouveaux jeux savoureux... en plus de l'émotion qu'ils peuvent procurer sans qu'on sache vraiment par quel chemin notre affect est passé pour nous chahuter ainsi l'âme..
C'est bien ce que je recherche ... et celui là avait tout pour m'emmener...

partie en cours, mon partenaire a déjà 5 cartes tableaux et moi seulement 3 

Dans ces actions, il y a la possibilité de déplacer des visiteurs d'un tableau à un autre....Et franchement c'est à la fois très interactif et un peu rengaine notamment à deux où l'on se retrouve assez vite dans des systèmes d'aller retour ...rappelant le tir à la corde !

partie perdue , si les tableaux que j'ai remporté me donnent des points en revanche je n'ai validé aucun de mes 2 objectifs me demandant 2 cartes arborant les symboles affichés . pourtant avec i, seul tableau drapeau France, j'avais déjà le minimum de points requis pour valider l'objectif ...
 
Voilà pourquoi je l'ai trouvé répétitif à 2, d'autant que le plan de jeu est réduit à 3 tableaux .... mais je n'aime pas les jeux de tir à la corde ...ceci explique cela ! 

Néanmoins il me tarde de le tenter à 4 joueureuses pour en apprécier vraiment la proposition.
Je verrai donc si c'est un énième jeu marqué su sceau 2-4 joueurs mais en fait pas très intéressant dans la première configuration. 
Je vérifierai si je me suis laissée bluffer par un thème prometteur mais qui ne m'a pas transportée ...
Je m'en voudrais de le ranger bien vite sans l'avoir plus approfondi.

 

 

Un jeu de Julio Falagan illsutré par Patri de Blas

mardi 29 septembre 2026

botswana... cruelle hierarchie animale

 Botswana a caracolé en tête des ventes il y a 1 mois...ce qui nous a rendu curieux: 1 note passable sur le site BGG pour un jeu facile (poids de 1.3 sur ledit site). ce jeu est une réédition du même titre de 2011 lui même revisite de Thor de 2002 qui était déjà une thématisation de flinke pinke sorti en Allemagne en 1996, .alors que loco en 2003 revenait dans l'abstraction...


Les commentaires s'attardaient sur l'auteur connu pour reprendre les mécanismes de ses jeux, le coté dispensable du matériel...etc. Qu'en était il du jeu en lui même?

A l'ouverture de la boîte vendue pour le prix d'un jeu de cartes (qu'il est en réalité) ... on ne peut nier l'attrait des figurines de bois, qu'elles soient un surajout ou non, elles ne donnent pas l'impression d'avoir impacté le prix de vente.

de belles figurines

Jean François ira même jusqu'à dire que ces figurines sont pratiques, sérigraphiées et non affublées d'autocollants qui parfois ne tiennent pas ! 
Quand on connaît sa froideur devant le tape à l’œil, on hésite donc à ne considérer ses animaux de bois que comme un gadget superflu mis là pour contenter les adeptes des jeux sur-édités  de la vente sur plateformes de financement participatif

De plus, l
es illustrations des cartes me ravissent mais je suis un peu inconditionnelle de leur créateur. 

la piste et les deux pions pour chacun, chacune

 
Ce débat presque clos, le jeu en lui même est assez malin : on va, par la pose des cartes définir la valeur des animaux qu'on a pu prendre... et comme on ne joue pas tout seul, il va falloir jouer avec ruse pour que la dernière carte de la pile soit assez forte pour nous faire cumuler des points pour nos animaux et pas trop pour ceux des autres.... qui ont forcément un peu pioché les mêmes mais pas en même quantité. 

verso de la piste "pour mieux s'adapter à vos préférences dans le suivi des scores " (SIC)

Il faudra donc analyser sa main et jouer nos cartes, superbement illustrées, dans le meilleur tempo possible car la partie s'arrête dès qu'il y a 6 cartes d'une série animale.
Voilà c'est tout!

j'ai tout misé sur les suricates et les girafes (aïe, coiffé au poteau) et pris les hippos et lions au cas où
 

Et ce peut être retors ;pas trop à deux car mis à part les deux cartes écartées on connaît la main de l'autre, reste à gérer le temps de la partie qui nous accordera le plus de points.

j'ai pas eu le temps de poser mon  pour l'éléphant et mon partenaire se gave avec le pachyderme!

Évidemment, même en dehors des redites de l'auteur, on reconnaît des points de règles souvent rencontrés 

score sans appel (je suis jaune)

Pourtant le jeu crée un climat indéniable autour de la table: de la suspicion à la nervosité quand la partie avance, des petites satisfactions mesquines quand on sait (ou croit) qu'on a freiné les autres etc 
Sans doute le vertige du risque nous prend , même nous joueureuses de kubenbois qui nous défendons de cette émotion ludique héritée souvent des jeux d'argent! 

c'est écrit sur la boite! règles simples, choix beaucoup moins :

Je connais bien des joueureuses qui se laisseront prendre à ses sensations de montagnes russes, ce qui garantit une bonne place à ce jeu dans notre ludothèque.

 

un jeu de Reiner Knizzia illustré par Weberson Santiago 

lundi 28 septembre 2026

Paladins du royaume de l'ouest... faubourgs et banlieues , une gageure à protéger!

 Bouh que ce jeu peut être frustrant ! J'en ai fait l'amère expérience hier soir où j'ai souvent regarder mon partenaire de jeu continuer ses actions tandis que je me voyais dans l'obligation de passer !

Il faut dire que nous reprenions le jeu Paladins du royaume de l'ouest  après une erreur de règle sur plusieurs parties. 
Erreur qui nous avait interrogés bien avant de la découvrir.
En effet nous arrivions très vite en haut des 3 pistes attributs, ce qui était pour le moins bizarre.

Et oui notre carte paladin nous permet de monter sur les pistes...Mais de façon provisoire...et non définitive comme nous l'avions -mal- compris!
De là découlait une certaine aisance à profiter d'actions ... 
Mais finalement c'était peut être pas si mal de découvrir le jeu comme ça, on a pu tenter beaucoup...

ça , c'était avant! avec notre erreur de règle nos curseurs sur les pistes à gauche de notre plateau personnel grimpaient vite et nous ouvraient beaucoup d'actions!

Mais voilà qu'avec les bonnes règles, le jeu se resserre beaucoup ...

En effet dans le jeu quasiment toutes les actions (hormis celles pour prendre des ressources) sont conditionnées par la place de notre marqueur (noir , bleu ou rouge)  sur l'échelle de valeur. :

on avance beaucoup moins vite finalement, les bonus des paladins sur les pistes ne sont valables que le temps où le paladin est visible!
 
Pour missionner les moines, il faut de plus en plus être haut sur l'échelle noire , idem pour fortifier sur l'échelle bleue, et sur la rouge pour établir une garnison etc etc
et c'est pareil pour attaquer ou convertir les bandits (cartes qui apportent des point de victoire) 
Si la valeur n'est pas atteinte, l'action est impossible.

Et comme tout est imbriqué: par exemple missionner un moine grâce à la valeur sur l'échelle noire permet de monter sur la bleue... , fortifier grâce à la bleue fait monter sur la rouge ;..etc
Quand on patine sur les actions c'est lose to lose face au joueur win to win

Si j'ai pâti sur cette partie , ce n'est pas pour autant qu'on doit pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain.
Ce jeu nous plaît vraiment.

en bas du plateau les envahisseurs à convertir mais pour cela il faut atteindre le niveau noir exigé au dessus de la carte!

Dans la trilogie du royaume de l'ouest c'est sans doute pour moi celui qui ne montre pas de réelles innovations ludiques..
Tous les mécanismes ont été rencontrés ici et là pour peu qu'on pratique les jeux de gestion de mains, de ressources et de pose d'ouvriers voire de collection et d'objectifs, mécanismes mêlés dans ce jeu.

autres cartes qu'on peut recruter pour leur bonus d'actions (qu'il faut veiller à ne pas oublier quand on fait l'action bonifiée) : les villageois.Au dessous le plateau avec les ordres du roi (objectifs de fin de partie) et faveurs du roi à la suite qui portent bien leur nom en accordant des bonus.
 
Et pourtant ces mécanismes poussés à l'extrême et leur intrication indémêlable en font un jeu très sophistiqué et solide.

Nous ne l'avons pas encore essayé dans une autre configurations qu'en duo et j'ai déjà ressenti une certaine impatience pendant le tour de mon partenaire, cela me fait penser qu'il peut être long alors qu'il affiche juste sept manches qui paraissent paradoxalement trop peu nombreuses pour développer notre propre jeu.

ici en fin de partie: on voit 4 remparts édifiés, le 5eme exige d'être à7 sur la piste bleue et je n'ai pas réussi à le faire grimper jusque là, j'ai converti deux ennemis sous le plateau qui me permettent de scorer sur mon échelle bleue (1 point) et pour mes ateliers verts développés sur le plateau (3 points)à. ces ateliers bien déployés réduisent le coût en meeple des actions à droite du plateau qui ont en plus des exigences par rapport aux pistes et en ressources (monnaie ou sacs de provisions)

Car à chaque manche on a de base 6 ouvriers à placer sur des actions qui vont d'une exigence de 1 à 3 ouvriers. A cela s'ajoutent des gains de nouveaux ouvriers selon les actions... ET donc parfois une joueureuse en a beaucoup face à une autre et on regarde jouer l'autre avec sa bardée de meeples à placer.

De plus on n'a pas droit à l'erreur sur ce jeu car ça se paie un peu cher et comme on doit combiner les différents paramètres , la réflexion peut être longue même si on la prépare pendant le tour des autres.

en posant des moines ou des ateliers sur le plateau central , on peut récupérer des meeples.
En haut du plateau on voit quil reste 2 pièces au trésor avant l'inquisition qui provoquera une dette pour la joueureuse ayant le plus de cartes suspicion à ce moment là. Or certaines cases du plateau central permette d'en défausser (carte violette barrée)

En effet le choix des autres peut nous contraindre à changer de cap. on surveille les autres (notamment sur un mécanisme d'inquisition qui oblige la joueureuse ayant le plus de cartes suspicion à prendre une dette de moins 3 points)

C'est le second opus de la trilogie et pour nous la dernière découverte et forcément on retrouve des points communs avec les autres tomes : notamment cette histoire de dette qui plombe notre score sauf si on la rembourse et alors elle apporte un point.

Et selon le tirage des faveurs du roi elle peut permettre une action

un jeu qui prend de la place même à 2
 

Hier ayant eu la mauvaise idée de jouer la prudence, je n'ai donc pas pu actionner cette faveur qui requérait une dette ! Et comme cette carte est apparue à la fin du jeu ...je n'ai pu que pleurer!

on voit à droite la carte faveur qui exige en plus d'un meeple une carte dette en ressource pour gagner 3 meeples 1 vert, 1 bleu, 1 rouge...Quand tu rates ça , tu pleures!
 

Et c'est la même chose on hésite parfois à prendre une carte suspicion mais avec elle vient un ouvrier joker et souvent quelques sous du trésor public (jusqu'à ce qu'il soit vide et provoque l'inquisition)... Mon partenaire n'a pas hésité à suspecter et à s'endetter pour s'ouvrir un champ d'actions plus confortable.

Ces mécanismes de prise de risque récompensée pour peu qu'on actionne la façon de la retourner à son avantage sont communs aux 3 jeux du royaume de l'ouest et j'aurais dû savoir qu'il ne faut pas  s'immobiliser dans la prudence qui nous coupe les ailes ludiques.

On y retrouve aussi le graphisme inhérent à la série, le plateau individuel rappelle tout ce qui est possible de faire , l'iconographie est particulièrement lisible.

 Le seul bémol à cette présentation léchée et il est regrettable aujourd'hui (le jeu n'a "que" sept ans ) : c'est que les couleurs posent vraiment problème aux personnes qui ont des soucis de différenciation, ce que j'imagine facilement  car il faut un très bon éclairage pour discerner pour tout un chacun un violet d'un noir ou un bleu d'un vert...
ou encore pire on a hésité quant à prendre un ouvrier blanc ou noir octroyé sur le plateau principal.

le plateau personnel de mon partenaire à mi partie sans meeple mais avec les ateliers qui permettent d'en dépenser moins. il a renoncé à convertir les ennemis sur cette partie, ce qui ne l'a pas empêché de gagner haut la main... mais avec un score  moyen de 40 (ce qui implique que j'ai été particulièrement mauvaise)
On voit les meeples à placer pour faire les actions toutes imprimées avec leurs spécificités.

Il me semble qu'il aurait été facile d'être plus inclusif et plus lisible sur ce point. 

Pour le reste sur les plateaux, une fois la mécanique acquise on pourrait se passer   d'un signe par couleur sauf pour les meeples dessinés qui auraient à reprendre le signe sur les meeples de bois!

Pourtant le titre de cet article est assez trompeur , on ne ressent pas le thème très présent.
Étant très attachée à l'histoire des villes et au symbole de leurs portes fermées la nuit pour protéger la population, j'aurais aimé sentir la vie des faubourgs restés hors les fortifications menacés et la volonté de les protéger des assaillants.

Le matériel est là pour raconter ce fait mais il ne nous emmène pas dans "l'époque  tumultueuse de l'histoire de la France occidentale aux environs de l'an 900 attaquée par les sarrasins , les vikings et autres pilleurs..

La ville a décidément toujours eu du mal à intégrer ses banlieues...et que dire de son devoir de protection!

Ça n'empêche que nous avons adoré ce jeu et enchaîné les parties avec des règles qui ont évolué pour enfin être les véritables et toucher la tension induite.

autre disposition du jeu, toujours à 2 et qui déborde de la table!

Cette fois on est vraiment prêts pour la saga des tomes qui relie les trois épisodes de la série... Peut être avec des pauses entre les jeux et notamment après celui là s'il se révèle trop long (en fonction des joueureuses) 

Encore une fois, on a en a mis du temps à découvrir ces jeux de l'étagère...et on se demande bien pourquoi on s'était cantonnés à jouer et rejouer le premier sans oser aller sur la suite ! 

 

Un jeu de Shem Philips et S J Macdonald illustré par Mihajlo Dimitrievski

vendredi 18 septembre 2026

soirée jeux du 18 septembre... surprise avortée!

 Notre maison jeux d'Uzerche était pour notre plus grand bonheur laissée aux mains des joueureuses pour cette date de nos vacances...
L'idée de voir vivre la maison jeux d'Uzerche avec ou sans nous nous est chère.

la maison jeux d'Uzerche prête à recevoir les joueureuses .

ET puis finalement surprise !! C’est nous qu'on est là! 
Pas pour très longtemps!

Nos vacances décalées nous permettaient de venir accueillir une nouvelle joueuse inscrite... Mais sans doute n'avait elle pas le mode d'emploi de la soirée et nous pas de quoi la joindre, Nous l'avons attendue et elle n'est pas venue.
Devant officier tôt le lendemain nous  avons laissé le champ libre aux habitués comme c’était initialement prévu.

le temps de prendre les deux tables à la manœuvre avant de les quitter! Ici se lance Altiplano
 
Juste avant notre départ l'un d'eux levait la tête de son plateau pour dire ...Et le compte rendu? les photos tout ça?... Ironie de la chose c'est le rédacteur lui même de nombre de collabirations pour ce faire qui feignait de s'indigner! 
ici autour de château blanc
 
Partis sur la pointe des pieds tant ils étaient concentrés sur leurs jeux, nous trouvons un message de notre nouvelle adhérente: j'arrive!
de l'autre côté de la table de château blanc...la joueuse qui se cache étant celle qui avait demandé le jeu
 
N'étant plus sur les lieux, nous n'avons pas suivi la suite de l'histoire ...mais pour un nouveau rendez vous savons comment faire!

Voilà donc le les premiers échos parvenus de la soirée que le rédacteur en chef m'a transmis

Cette nouvelle soirée ludique a tenu toutes ses promesses, rythmée par la stratégie, la découverte et quelques jolis retournements de situation.
​La soirée a débuté avec une partie de Le Château Blanc, jouée à quatre participants, dont trois néophytes et un joueur expert.

mise en place
 
Ce jeu au tour par tour repose sur des mécaniques de pose d'ouvriers, de gestion de ressources et de sélection de dés via une rivière dédiée, l'objectif étant de déclencher un maximum d'actions en cascade. La tension principale réside dans sa brièveté : disposant de seulement neuf tours de jeu pour marquer des points, chaque décision exige une réflexion minutieuse. Si le placement des objectifs communs et des récompenses n'était pas optimal et n'a pas permis de réaliser d'énormes combos, la partie a bénéficié d'une immersion culturelle remarquable.

  Notre joueur expert, passionné par le Japon féodal, a profité de la partie pour nous régaler d'anecdotes passionnantes sur l'histoire, les us et coutumes de cette culture.
 
un rien pincés devant l'action du joueur !! Sans doute un coup dont il a le secret!

 D'une grande accessibilité grâce à des explications rapides et limpides, le jeu a réservé une belle surprise finale : alors que le score moyen annoncé pour une première partie se situait entre 40 et 50 points, c'est finalement un joueur débutant qui a survolé les débats en s'imposant avec 90 points, tandis que l'expert a terminé à 40 points. Malgré tout, l'expérience a fait l'unanimité.
 
jeu en cours
 
Nous avons ensuite enchaîné avec Courtisans, un jeu aux règles très simples. À tour de rôle, chaque joueur dispose de trois cartes : il doit en placer une devant lui, une sur le plateau central et une dernière chez un adversaire.
 

 Le plateau central est divisé en deux sections, la grâce et la disgrâce, attribuant des points positifs ou négatifs aux différentes familles selon les majorités de cartes. L'enjeu est donc d'engranger un maximum de points tout en infligeant des malus aux adversaires, pimenté par des pouvoirs spéciaux permettant de supprimer une carte, de la placer face cachée ou d'en sécuriser une. 

Malgré quelques petits soucis de mélange et de mise en place sur notre première partie, rien de bien méchant : ce petit jeu d'ambiance s'est révélé extrêmement efficace et plaisant.


​Pendant ce temps, l'autre table s'est installée autour d'un grand jeu à cinq participants qui s'est avéré particulièrement marathonien, puisqu'il a duré près de 5 heures. 
UN jeu qui cache un grande profondeur ...un comble pour un jeu sur les hauts plateaux de l'altiplano

Il faudra toutefois compter sur les autres joueurs pour en recueillir les détails, les retours manquant pour cette table au long cours.
 
​En somme, ce fut une excellente soirée sous le signe du partage et de la convivialité !
 
A la table des 5 joueureuses  autour d'Altiplano , etaient réunis un joueur contre lequel chaque victoire est un trophée mémorable tant il s'est établi une solide réputation, un joueur qui n'a pas encore ce statut mais qui pourrait bien le rejoindre, une joueuse qui aime les jeux vifs qui ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer et qui elle aussi peut s'avérer redoutable, un joueur dont les choix stratégiques surprennent souvent et qui a a son palmarès une victoire contre le Maître, et notre benjamine qui ne démérite pas malgré sa discrétion.

les visages tendus !

 
 C 'est dire que cette partie a dû être tendue et durement disputée.

  Très vite, notre adepte des jeux vifs s'est lancée dans les jetons de cacao pour les échanger au marché ou en foret contre des sous ou du tissu. Elle soupirera longtemps en attendant le bois qui lui manquait pour construire son premier bateau, qu'un autre joueureuse collectionnait facilement depuis le départ de la partie, grâce à son rôle de bûcheron. Notre benjamine avança en priorité sur la route pour piocher un maximum de jetons à chaque tour mais, certains tours, sa capacité de déplacement restreinte à 1 puis 2 chariots freina son élan. Notre surprenant stratège s'est mis à amasser une petite fortune pour construire des extensions. Nous avons tous pu profiter du tirage incertain de nos jetons pour en amasser d'autres. Au final, le remplissage de nos entrepôts a fait la différence et notre joueureuse au cacao et tissu a emporté le gros lot ! 
 
 
 Altiplano  est un jeu assez lourd (complexité de 3.29 sur BGG)  dans lequel les joueureuses se
disputent âprement sur les ressources afin de remplir leurs objectifs.
 


La présentation de l'éditeur mentionne même que le jeu induit  "
le plaisir de prendre une carte d'extension convoitée sous le nez d'un autre joueur!"
Et considérant les factions autour de la table effectivement elles ne se priveront pas... Même notre benjamine a déjà prouvé qu'en silence elle pouvait être assassine! 

Et voilà ce que le joueur qui a présenté le jeu en disait lors de sa découverte il y a 
3 ans:
 

 
Mon premier bag-building ! J'ai fait plusieurs parties à 3 ou 4 et le jeu est un vrai
 régal où chacun va mener sa stratégie pour récupérer et transformer une ressource plutôt qu'une autre, choisir quand les entreposer pour libérer son sac...
 Il faut bien expliquer le fonctionnement et l'intérêt des chariots, passage obligé pour 
pouvoir se déplacer facilement sur l'altiplano ! 
Je n'ai découvert Orléans que très longtemps après et c'est complètement différent, 
hormis le tirage de jeton : je pense qu'on préfère le premier découvert !!
On comprend qu'il ait eu envie de partager une partie même si la configuration à 5 
s'est avérée longue! 
on peut recompter mais...il y en a qui jubile sans bruits!
Mais c'est aussi grâce à cela que vu les circonstances de la soirée, chacun a trouvé 
place devant une table de jeu.
On ne se moque que des gens qu"on apprécie et c'est sans doute une façon de lui
dire merci pour cette contribution à l'organisation
gros plan sur le lama... stoïque!