vendredi 11 septembre 2026

vicomtes du royaume de l'ouest.... un chateau, ça se mérite!

A la demande de copains joueurs, nous avons enfin retrouvé le royaume de l'ouest, une trilogie que nous avons tant aimé que nous avons investi à la fois les 3 boîtes de base architectes, paladins et vicomtes mais leurs extensions l'âge des artisans, le temps des merveilles,  gardien des clés, portes dorées et enfin la saga des tomes qui les réunit .

 Cependant c'est bien souvent le premier donc "architectes" qui s'invite sur nos tables... 

Il était grand temps de proposer aux joueureuses de continuer la série...mais allez savoir pourquoi, ils ont choisi de ne pas suivre l'ordre des volumes, en enjambant paladins pour découvrir Vicomtes du royaume de l'ouest 

d'abord assembler le puzzle (touche de variabilité du jeu)

 
 Si le premier de la série est toujours présenté pour son originalité dans le placement d'ouvriers, vicomtes est plus difficile à classer.


la plateau de jeu et ceux des joueureuses,. Au centre du plateau le château et ses 3 étages, autour les circuits de déplacement du vicomte au tour des cartes : en périphérie pour le commerce et la construction, près du château pour les manuscrits et le placement d'ouvriers au château.

 

de plus près le vicomte rouge a ici le choix entre commercer et construire et le bleu entre prendre un manuscrit ou envoyer des ouvriers au chateau le tou à portée de son pion comme l'achat de la carte . 


 

 
Lors de notre dernière soirée jeux, une joueuse avait failli regretter de s'y être lancée en découvrant qu'il n'était pas un jeu de pose d'ouvriers qu'elle croyait retrouver ayant joué à architectes dernièrement.
Et pourtant il y a un peu de pose d'ouvriers: le vicomte qui se déplace sur le plateau circulaire pour activer des actions dont celle de placer des ouvriers au château, 

gros plan sur le château. Quand 3 ouvriers de même couleur se retrouvent sur le même lieu, l'un monte d'un étage et les deux autres migrent. En fin de partie les ouvriers au 1er score 1 ceux au 1er étage 2 et ceux au sommet 3 chacun.
En plus au 1er étage on active une action: exemple le pion jaune va retourner une carte dette ou acte de propriété.

 Mais toutes les actions se font à partie de cartes que l'on pioche , ladite pioche nous étant personnelle et pouvant être améliorée (en achetant d'autres cartes ou en nous séparant de moins bonnes ) c'est donc un jeu de "deck building".

Ici après quelques tours les cartes actives choisies permettent une action commerce de force 5 (5  icones marchands bleus) qui permet des échanges pour des ressources. On voit à gauche les ressources stockées de la joueuse : or orange qui permet de placer des ouvriers ici à gauche du plateau au château, encriers noirs pour l'action manuscrit, pierres grises pour construire les bâtiments en haut du plateau vers le plateau central, monnaie pour acheter des cartes ou aider le déplacement du vicomte. 

On ajoute la force des actions des trois cartes visibles pour définir la puissance de l'action qu'on peut augmenter avec des pions ressources dédiés.
C'est notre main de cartes qui déterminera notre stratégie, le mot n'est pas ici usurpé.

 Ces mécanismes sont si imbriqués dans le jeu qu'on ne saurait déterminer lequel prédomine. Certes la gestion des cartes est un moyen au service du placement, mais c'est aussi le placement du vicomte qui va permettre le choix des cartes qu'on va acheter... 

De ce fait il peut perdre un peu les joueureuses qui découvrent mais après quelques tours tout est fluide, ce qui ne signifie pas que le jeu se laisse apprivoiser facilement.

démonstration qui laisse perplexes ceux et celles qui découvrent

Se greffe sur ces mécaniques, un léger tir à la corde sur une ligne entre le vice et la vertu. A la présentation il parait presque un point mineur du jeu. 
Or il est capital ! C'est lui qui va entraîner la fin de partie qui intervient lorsqu'une des piles dettes (liée au vice) ou actes (liée à la vertu)  est vide, c'est alors l'autre qui va permettre aux joueureuses de scorer....  C'est tout simplement machiavélique!

détail du plateau individuel installé pour la compréhension. On voit la ligne de rencontre entre le pion vice noir et le blanc vertu et au dessus les conséquence pour le joueureuse et en dessous pour les autres s'ils possèdent une carte "criminel visible. 
sur la ligne du haut , on voit le coût et le score des différents bâtiments construits. Ces bâtiments  (comptoirs, maison de corpo, et ateliers dans l'ordre du plateau) recouvrent normalement la première ligne et les bonus inscrits sont actifs dès qu'ils sont construits. A gauche le coût pour envoyer des ouvriers au château, sur la troisième ligne rappel de ==u tour de jeu. Au dessous place des cartes ; on remarque qu'en début de jeu des ressources sont visibles et activables (qui seront recouvertes )
 
Or selon où nos pions vertu et vice se rencontrent les joueureuses piocheront plus ou moins de cartes de chacune des pioches.
Ajoutons à cela que certaines cartes "criminel" font immédiatement avancer le pion vice (tandis que d'autres accordent des bonus vertu pour que le pion vertu avance) mais qu'en même temps ces cartes servent de joker de ressource...
J'ai trop tendance à éviter de les prendre alors qu'elles peuvent être intéressantes.

quelques cartes le bonus en haut à droite s'active quand on prend la carte alors que celui d'en bas lui dépen du symbole sur la ligne du nom du personnage: pour le chevalier l'action de s retourner une carte s'activera quand la carte sera glissée dans la défausse, le guetteur active tout de suite au choix prendre une carte sur le plateau central ou en détruire une de notre main, la bucheronne permet tant qu'elle est visible d'avancer le pion vertu quand on construit.
 

D'autant que les cartes dettes peuvent être une voie pour gagner des ressources en cours de partie et des points de fin de partie si ces dettes ont été honorer.

Le jeu pousse au vice et en même temps glorifie les repentants! 

en haut cartes rappelant le scoring selon la pioche vidée, en bas cartes dettes et actes de propriété recto et verso
 Du coup c'est aussi un jeu de prise de risque, on est loin du stop ou encore mais il y a de ça dans son déroulement... 

il y a aussi une course aux objectifs...on se guette les uns les autres... 

les objectifs: 1er en haut du château, détendeur de 3 manuscrits de même couleurs

 

De ce fait on passe par toutes les émotions.... C'est ce qu'on cherche!

Pourtant les parties sont assez inégales dans les sensations: aux deux extrêmes on a eu une partie très disputée qui s'est jouée à quelques points et qui a duré 1h30 comme annoncé  et une autre qui a tourné court en 40 minutes car dès la mise en place les cartes de départ avait vidé la pioche actes à moitié, et cette partie a été décevante, nos pioches n'ont pas eu le temps de s'étoffer et nos actions ont été limitées.

en début de partie dans l'ordre conytraire du tour chaque joueureuseprend un couple de cartes qui lui attribue ressources points de vertu et vice ???etc et parfois ça peut raccourcir le jeu.

 C'est pas grave pour le temps qui a été consacré, on peut en relancer une à la suite!

Mais ça peut être un obstacle à le prévoir en soirée jeux, d'autant que dans ce contexte la partie présentation pour ceux qui découvrent peut être plus longue que la partie jeu. 

Malgré cela et ou peut être avec cela le jeu est très addictif... 

 

plateaux recto verso selon le nombre de joueureuses; un mode solo est inclus.

Cela donne très envie de se lancer en mode campagne avec les trois opus orchestrés par la saga! 
A prévoir pour une morne journée d'hiver!

Je crois que je suis mordue! Et ce n'est pas si souvent !

Je ne serai sans doute pas objective en proposant ce jeu aux joueureuses 

y a de quoi faire ! il ne manque que l'extension de paladins "la cirté des couronnes et tous les goodies!
 
Comme je le dis souvent , les jeux gardent .en eux l'empreinte de notre plaisir lors de parties, certes, notre enthousiasme peut entacher la découverte pour peu qu'il est suscité des attentes qui peuvent être déçues..
Mais en même temps c'est ce partage qui donne vie aux boîtes et pions de carton...

Je ne manquerai toutefois pas de les avertir sur mes réserves sur certaines parties en fonction du tirage initial.
Mais cela en vaut la chandelle!

 

Un jeu de Shem Philips et S.J. Mac Donald illustré par Mihajlo Dimitrievski 

 

ce vicomte là rencontré au détour d'une visite à Millau a survécu a survécu à la révolution ...et si sa tête est coupée ce n'est pas intentionnel de ma part... c'est dû à un problème de lunettes!

 

 

 

 



 

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