lundi 26 octobre 2026

mixart... street art en mode subversif et furtif... ou sur commande!

 

 Ce n'est pas moi qui le dis: l'éditeur de mixart se présente comme un éditeur " indépendant de jeux subversifs visant à changer le monde en s'amusant..."
A ce propos je vous invite à regarder une capture de table ronde qui a eu lieu au 1er festival des médias ludiques organisé par Punchboard où quelques éditeurs "engagés (dont subverti qui a édité mixart) s'expriment sur leur démarche.

façade de la graffeterie sur la place de la papeterie d'Uzerche.(graffeuse Yz)
 
Alors pourquoi  le street art mis à l'honneur dans le jeu serait il donc subversif? 
On a tendance à oublier maintenant qu'on visite ces lieux reconnus d'expression artistique combien leurs auteurs ont, à l'origine, eu à se cacher pour éviter les condamnations.

 Les mentalités ont évolué un peu, beaucoup...et pourtant lorsqu'un lieu lui est dédié , les questionnements demeurent sur l'expression hors ce cadre... ce qui est l'essence même de la naissance de cet art. 
Les artistes continuent de déborder du cadre imposé (parfois à leur initiative) et témoignent encore et encore de leur liberté d'expression.

on y joue avec les couleurs aussi!

Le jeu dans son édito est clair et revient aux fondements de l'art urbain et nous appelle "à combattre les sirènes de la normalisation et égayer notre ville de 1000 couleurs!"

Et hasard (ou état d'esprit) je me penche sur ce jeu qui sommeille sur mes étagères depuis plusieurs mois alors que je viens de chroniquer coexist, jeu qui repose essentiellement sur les œuvres d'un street artiste

Alors puisque le sujet m'interpelle, moi qui ai connu les murs peints publicitaires et en ai collectionné les photos et qui m’émerveille dans la graffetterie d'Uzerche, pourquoi le jeu n'avait-il pas rejoint plus tôt nos tables ?

graff (recouvert depuis) réalisé lors de l'inauguration de l'espace dédié au street art à Uzerche Credit photo Franck Cordier

Sans doute par réflexe à la lecture de la règle lorsque j'ai vu que le temps de jeu était chronométré;..Ça je n'apprécie pas du tout en général! Ça me bloque !

Et pourtant lorsque j'ai enfin découvert mixart, cela ne m'a pas gênée... parce que le défi est personnel peut être et qu'on n'est pas à s'écorcher les mains avec les autres joueureuses.
Mais surtout je pense parce que le défi rend justifié le temps imparti et que c'est un jeu court. 
En effet vu les combinaisons qu'on peut faire et refaire à l'envi avec 10 cartes, il faut bien fixer une limite...celle d'un temps fixe (et non pas d'une course entre nous) 

Outre le fait qu'elle colle au thème, cette limite est facilement partagée entre toutes les joueureuses.

certaines cartes demandent 2 ou 3 couleurs!
 
On va donc placer 10 cartes le mieux qu'on peut pour valider des objectifs par juxtaposition et à partir de la deuxième manche quelques contraintes respectées en plus rapporteront des points bonus. Voilà c'est tout, c'est court : 4 manches d'une minute 30. (ou le temps d'une mélodie en ligne accessible via un QR code)

Les combinaisons sont quasi infinies (je mets quasi parce mon scientifique de mari affirme que ça peut être dénombré) car les cartes sont recto verso, comportent toutes des objectifs et des moyens de répondre à d'autres, et qu'on peut les empiler comme on veut...
Ça fait beaucoup de possibilités qu'on n'explorera forcément pas toutes dans le temps imparti!

exemples de cartes défis, signées chacune par leur illustrateur, illustratrice
 
D'autant que des défis différents interviennent et s'ajoutent à chaque manche apportant des points bonus.

Ça se joue en mode frénétique! Et franchement ça apporte quelques satisfactions quel que soit le score.

De quoi nous stimuler le cerveau avant d'entrer dans des jeux plus longs ou pour rire entre amis!  

 

 Un jeu de Alexandre Aguilar et Jeremy Partinico auquel ont contribué sous la direction de Christine Alcouffe de nombreux illustrateurs (voir fiche myludo) et Zirio aux compositions musicales

Cet article rédigé mais qui n'étrais pas encore illustré a dormi sur le blog mais un déclic est venu pour le publier aujourd'hui! 

En effet nous revenons de l'exposition à Eymoutiers consacré à Kouka connu pour ses guerriers bantus dans Paris mais que je d"couvre seulement depuis ma campagne aujourd'hui.Une folle envie de mieux connaître cet artiste...Je vais de ce pas choisir un des livres qui lui est consacré!

Vitry sur Seine 2013

 

 

 

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