mercredi 25 septembre 2024

ecosse suite: whisky, et baignade ..le jour de la loutre !

 Le lendemain en route vers la distillerie, nous reprenons le ferry...Et nous croisons un tracteur...qui traverse avec son semoir ...On prend un peu plus conscience du trafic qu'engendre l'insularité...nous croiserons au cours du séjour, le camion poubelle, la poste, les enfants revenant du collège ...etc 

 


Bêtement nous n'avions vu que la limite du ravitaillement pour les courses quotidiennes sur l'île mais tout le monde passe et repasse cette petits langue de mer dès que des besoins s'en font ressentir ! Ça me parait très compliqué ...vivre au bout du monde a son charme et ses inconvénients ...nous le touchons du doigt ! 


En route nous longeons de grands troupeaux de vaches toujours bigarrées (mon hypothèse étant une transition des troupeaux du lkait vers la viande avec une démarche d'absorption...à vérifier) et des moutons Texels, Suffolk et croisements , ceux là même nommés "mioules" et que dans mes débuts d'éleveuse j'avais pris pour une trace alors que c'est la prononciation de "mule" traduit de l'anglais au français !
Contrairement à notre périple de Glasgow à Tayinloan pour prendre le ferry , pas de black-face dans les champs visibles depuis la route.

 Pour le casse croûte nous nous arrêtons près de ruines et filons au bout de la presqu'ile vers Campbeltown où reste une distillerie familiale Springbank qui se targue d'être la dernière à maîtriser toutes les étapes de la fabrication du whisky (alors que la région fourmillait de distillerie qui avaient fait la richesse de la région de Kintyre)
Je ne suis pas en  pays inconnu pendant la visite malgré le barrage de la langue (et les Ecossais ne parlent vraiment pas notre anglais scolaire, même notre ami qui réside depuis plus de 20 ans à Londres ne comprend pas toujours tout !) on y voit le travail de l'orge mise à germer puis à sécher avec moult soins puis le "fumoir" avec la tourbe très présente dans les sols et différents triages, trempages, mise en alambics et remélanges....
Le guide fait de l'humour sans jamais se départir de son sérieux, il est cependant fier du savoir faire gardé dans la fabrique qui ne fait appel à aucun artifice ...pour la coloration (il ya quand même des ensemencements introduits de levure) , le travail à la main de l'orge, les vieux fours de tourbe qui couvent et fument le grain à l'étage supérieur ..il pousse le bouchon jusqu'à nous monter le "computer" éternel: une ardoise indiquant les lots de produits et leur avancement dans le processus !

clin d'oeil ...pour le nom du tonnellier mais plus significatif:. les futs utilisés sont récupérés auprès de domaines viticoles de France, d'Espagne et leur passage en ces bois déjà plein d’arômes signalé !

Cela se termine par l'inévitable dégustation où je tremperai mes lèvres dans le divin breuvage ...eh bien, l'impression fut beaucoup plus douce et "fruitée" que je ne me l'imaginais !
Il faut dire que nombre de goûteurs assembleurs y travaillent !

surprise !

 
goûts multiples et répertoriés après travail !

Pour finir la journée et alors que j'imaginais nos marcheurs infatigables, ils semblent avoir un petit coup de mou , nous n'irons pas jusqu'au cap : Mull of Kintyre chanté par Mac Cartney et nous visitons la ville sinistrée depuis la fermeture des distilleries mais dont les vestiges de richesse sont encore éparpillés (cinéma art nouveau...etc)
Notre ami local nous explique les splendeurs passées de cette ville qui fut parmi les plus riches d'Ecosse au XIXième.
Aujourd'hui on y voit qu'une petite activité portuaire de transport de bois. (c'est ce qui nous avait attiré mais ce n'est pas si grandiose qu'imaginé même si cela témoigne d'une activité sylvicole qu'on a retrouvé ça et là et qui a surtout provoqué des discussions dans notre groupe sur les difficultés de laisser le temps aux arbres autochtones de se développer et l'attirance pour des arbres à croissance plus rapide ...Corrèze et Ecosse même combat 😏... )

Nous aurions aimé goûter les biscuits au café du cinéma mais même lui restreint ses jours d'ouverture et nous ne pourrons en profiter.


Jean François a son petit éclair de joie en longeant une bar restaurant arborant des plumes sur son enseigne...il faut dire qu'il n'a pas cessé de parler de son nouveau hobby de confection de mouches de pêche... 


De retour à notre petit havre de paix nous savourons notre chance de profiter de ces paysages sous le soleil même si l'ambiance est moins typique , elle nous permet de plus agréables explorations et des arrêts plus longs  pour profiter pleinement de ces merveilleux et au combien changeants horizons et atmosphères.

Nous avons goûté les pommes de terre poussées en tourbe conseillées mais qui ne nous ont pas vraiment convaincus ...mais il faut dire que c'était notre soir terroir français avec le confit de canard... passé en soute dans l'avion ! Nous nous en sommes régalés !

troupeaux en crête comme on les aime visibles depuis notre terrasse

Le lendemain sur la terrasse nous assistons à une traversée d'un rocher à l'autre d'une loutre, nous en sommes tout émerveillés, il fait beau et notre "gentil organisateur" du séjour a prévu une petite marche au nord de l'île.

troupeaux mélangés!

Et la troupe se met en route depuis le moulin, on traverse des champs au milieu des troupeaux (dont un taureau bien placide) . La vue est magnifique dès qu'on monte un peu nous arrivons facilement à des vues à 360 degrés où l'on voit l'île du nord au sud et d'est en ouest et la mer autour ...


tous à vos appareils !au loin l'île tourmentée de Jura

Même si l'on marche beaucoup parce qu'on choisit des sentiers de découverte, l'île est vraiment petite

baignade irlandaise à l'automne

on reprend un petit tronçon de la route nord sud pour vite obliquer à gauche vers la côte est...Une plage de sable blanc sous le soleil nous éblouit et nos compagnons n'hésitent pas longtemps pour aller se baigner dans cette superbe mer d'huile..L'eau est à 15-16 degrés et vivifiante parait il ! Nous sommes une petite moitié à préférer farnienter au soleil toujours aussi étonnant !

la plage !

Jean François...toujours près des équidés de tous poils !


Il y a peu de mouvement et pourtant le doux bruit de marée me berce...je ressens combien il me manque alors que celui fait trop longtemps que nous n'avons pas pris de vacances au bord de mer si ce n'est sur notre périple vers le festival de Cannes avec nos haltes à Gruissan et Cassis.

Nous pique-niquons quand même sur les rocher autour de la plage pour éviter de manger trop de sable avant de repartir vers d'autres aventures...et pour nous deux ce ne sera pas l'ascension des sommets...

sensation d'être sur le toit du monde ! les roches affleurent partout

Nous avons bien conscience de retarder nos stakhanovistes de la marche et puisqu'un plan B est possible nous continuons à plat par la route épargnant mon souffle et les jambes de Jean François... mais je dois dire que tout au long du séjour, notre adepte du reportage photographique nous a bien aidés à suivre ... par ses arrêts bien choisis et abondant notre photothèque.
En plus de mon incapacité respiratoire, mon tempérament me pousse à m'arrêter pour profiter des paysages car la marche est souvent l'image de mes pieds en mouvement que mon regard lâche trop rarement et ça je l'ai vraiment partagé avec notre amie reporter-photo du séjour.

Mais sur la route en fait ce jour là  ...nous ne faisons qu'à peine quelques centaines de mètres que nous sommes arrivés à la pointe nord...

pêche aux bigorneaux ! et nous ne parviendrons pas à photographier la loutre parmi ces rochers !

Pas de déception cependant le site est magnifique, les rochers couverts de coquillages...et notre organisateur a organisé semble-t-il un spectacle de nature rien que pour nous car deux loutres sortent de la mer>. L'une tient en sa bouche le produit de sa pêche et nous gratifie de ces facéties en s'ébrouant, se grattant contre la roche, perdant et retrouvant sa proie... C'est franchement étonnant !
Quand les autres nous rejoignent après leur ascension et descente du relief sur le chemin de rando , nous sommes plus bruyants et la loutre ose quand même pointer son museau à plusieurs reprises pour nous regarder de derrière son rocher....

bancs d'observation du ciel
Le lieu est aussi aménagé pour l'observation des astres...c'est sûr que le ciel doit est bien noir !

Retour avec notre moulin en vue ...et l'on mesure là sa situation de choix !

niché dans les landes au bord d'une anse

mardi 24 septembre 2024

vacances en Ecosse ... mer, landes et moutons nous invitent au calme

 Les copains de promo de Jean François se réunissaient à l'invitation de l'un d'entre eux ...vivant depuis plus de 20 ans en Angleterre; et c'est dans ce qu'il appelle lui même son coin de paradis qu'il a organisé ce séjour dans son moulin rénové sur la petite île écossaise de Gigha.

Gigha , la petite île !

J'avais donc eu la curiosité de regarder où l'ile se situait et découvert que la latitude au nord était proche de celle des pays qui pour moi signifient grand froid
Notre valise était donc pleine de pulls et sous vêtements bien chauds afin de profiter malgré tout de notre séjour.

Arrivée en avion à Glasgow. et là je vous passe les aventures des "Bidochons" que nous sommes pour voyager
Là le petit groupe de 9 personnes se formait pour ne plus se quitter durant la semaine.
En attendant le grand départ vers le "paradis" , nous visitons la maison reconstituée (!) de Charles Rennie Mackintosh, trésor Art Nouveau  dont l'illustre architecte est un promoteur.
Quelle ironie de l'histoire de savoir que cette maison est une reconstruction suite à la démolition du bâtiment originel...(où les décorations intérieures sont quant à elles historiques) et qu'il est aujourd'hui si visité!
Si pris un à un les meubles peuvent par leurs proportions parfois interroger, la pureté de l'ensemble est palpable pour le visiteur même le moins avisé.

Glasgow étale ses grands bâtiments néogothiques qui affichent son glorieux passé industriel ... mis à mal aujourd'hui si l'on en juge par l'état de certains bâtiments où leur démolition pour être remplacés par des gratte-ciels modernes qui nous ont décontenancés ...
Forcément, on s'est un peu sentis dans ces mouvements de construction rencontrés dans le jeu Glasgow...( à l'époque où j'avais chroniqué ce jeu je n'envisageais qu'à peine de m'y rendre au vu de la météo... et pourtant ce soir là en rentrant la nuit dans notre location d'un soir il faisait doux...)
Évidemment nous avons bu de la bière et savouré des spécialités venues de partout dans un resto spécialement sélectionné par notre ami...et ce fut un régal...mention spéciale au baba-ganoush !

on y va sous un ciel menaçant !

Le lendemain nous prenions la route pour longer longtemps la cote et finir par prendre le ferry et rejoindre l'île tant aimée de notre hôte... doudoune imperméable de rigueur.... 

nous quittons "le continent" qui est aussi une île

Un super accueil sur le ferry et au resto le soir car notre hôte est une star !. Nous étions trop nombreux pour finir le chemin en voiture, ayant laissé un véhicule avant le ferry, l'île de 14km2 se visite à pied et les chemins qui la sillonnent permettent de rejoindre des lieux qui s'éloignent de l’unique route nord sud d'une dizaine de kilomètres (alors que la largeur est ouest de l'ile est de 3km)

arrivée sous la grisaille mais en grande pompe avec cet arc en ciel sur l'ile de Gigha

Nous avons même apprécié que l'on revienne nous chercher en voiture car le chemin pour rejoindre le moulin de notre ami devenait pénible sous les trombes d'eau ..

Et à l'arrivée Waouh !!!
Effectivement, on comprend le coup de cœur de notre ami qui a mis tout son cœur à la rénovation du moulin et de ses dépendances pour façonner ce lien loin de tout et face à la mer.

Le lieu est magique !! Même sous la pluie et la grisaille !



Et comble de chance tout le reste de notre séjour a été inondé de soleil et de chaleur...nous n'aurons donc pas connu le "vrai" vent à rendre fou d’Écosse ni la pluie persistante ...mais nous avons fait connaissance avec les "midges" ...ces petites bestioles qui nous aiment tant et nous condamnent à nous mettre à l'abri quand ils débarquent pour nous prélever quelques millimètres de peau!
Le soir repas au Boathouse, le restaurant réputé par delà la petite île 


des fougères, des sentiers entretenus et toujours la mer

Et nous voilà partis à pied dès le lendemain matin pour découvrir le sud de l'ile qui venait d'être copieusement arrosé ...et nous étions sans bottes ...mais qu'à cela ne tienne, c'était trop beau pour s'arrêter à ce détail!

pique nique au soleil dans le jardon d'Achamore

Une halte pour le pique-nique dans le jardin botanique  de l'ile, assez incroyable dans cette toute petite ile rachetée par les habitants (une centaine)  sous forme de trust à un unique propriétaire.... Cependant le manoir d'Achamore qui trône dans ce jardin appartient à un privé qui protège son intimité.

Au cours de notre retour nous avons entendu l' exaspération des habitants qui luttent contre l'envahissement des rhododendrons dans la nature au milieu de fougères (et vont les admirer dans le jardin botanique...on a tous nos contradictions ! )
Ceux ci auraient été le fruit du travail du dernier propriétaire privé de l'ile qui en a cultivé une collection unique ainsi que  des arbres rares du monde entier , cultures rendus possibles par la douceur du climat et grâce à la présence des autres îles : Islay et Jura veillent à protéger leur petite sœur d'ile des vents .

colère de notre hôte face aux rhododendrons, alors que lui met toute son énergie à planter des arbres originaires de l'ile .


Nous n'étions pas en saison de floraison mais ces invasives doivent y être superbes...En revanche les bruyères montraient leurs clochettes en dégradés de roses ... 

ça grimpe toujours !

 

La lande à perte de vue a dans ces paysages une grâce certaine...et parfois quelques espaces ouverts de verts pâturages soulignant au delà du caractère sauvage de l'île la présence humaine. A la pointe sud on devinait les côtes irlandaises à l'horizon.

encore de l'eau mais cette fois ce n'est pas la mer !

Nous alternions des vues sur la mer et sur des étangs habités de nombreuses espèces d'oiseaux (cerise sur le gâteau , nous avons aperçu une boite de wingspan et son extension oiseaux d'Europe chez notre ami !! ...nous ne sommes donc pas en pays totalement  inconnu !)

des vaches de toutes les couleurs ...rencontrées ..

 et croisions quelques vaches ou moutons.... en liberté malgré des clôtures ... grâce aux barrières ouvertes ... il faut parfois les pousser avec les voitures pour passer ...Elles sont chez elles




 

Petit arrêt au magnifique cimetière autour des vestiges de l’église de Kilchattan.
Ces cimetières arborant juste des stèles dressées au milieu d'herbe verte sont bien moins tristes pour moi que nos pierres tombales au milieu d'allées gravillonnées.

vestiges du pignon avec cette ouverture "en lancettes"

Mais celui que nous visitons est attenant à des ruines d'une ancienne église dont un mur subsiste . au sol de nombreuses dalles funéraires sculptées médiévales.

combattant en armes

Certains courageux passeront d'ouest en est de l'ile pour découvrir les plages de sable blanc. Quant à nous , nous gardions cette découverte pour plus tard et laissions les marcheurs reprendre leur rythme sans nous attendre !

magnifiques plages sous un ciel moutonneux après le soleil radieux  de la journée


Au retour le soir, assez fatigués , nous aurions aimé nous installer sur la terrasse mais il semblerait que les midges aiment  aussi l'endroit à ces heures propices au laisser aller et nous avons capitulé !

Une grande journée nous attendait le lendemain sur le "continent" ... pour une visite incontournable, celle d'une fabrique de whisky !








jeudi 12 septembre 2024

Naeco.. immersion abyssale ... dans une biodiversité oxygénée!

Difficile aujourd'hui de sortir le jeu Naeco , à l'ombre des vagues sans évoquer Paul Watson.
Certes quand j'ai acheté le jeu, le grand public (comme moi) ignorait l'action controversée du Monsieur, il n'était pas encore derrière les barreaux.
Néanmoins le jeu était dès sa création engagé pour la défense des fonds marins et de leur faune. Sea Shepperd France associé à son fondement scientifique.
L'éditeur- auteur  ne s'en cache pas !
Mais nul ne pouvait augurer, ni même encore aujourd'hui du sort réservé à son fondateur sous le coup d'une procédure d'arrestation au Japon.
La boîte contient un fascicule présentant l'ONG et les missions qu'elle s'est fixée "de lutte contre le braconnage et de sensibilisation du grand public aux enjeux liés à la préservation de la vie marine"

la boîte, les livrets de règles et d'infos sur les fonds marins, les missions de sea shepperd

Pour autant le jeu en lui même  n'est ni dogmatique, ni activiste...On joue des cartes de profondeurs marines diverses qui figurent des animaux marins vivant dans ces profondeurs.
On en fait un tableau de cartes avec diverses contraintes de pose et on tente de remplir des objectifs...On pourrait jouer à ce jeu avec de simples numéros...Oui mais ce ne serait plus ce jeu, ce ne seraient plus les éditions Opla ! Car le sujet est grave ... On sait peu de choses de ces grands fonds sinon qu'ils sont en danger.... et qu'en surface ce n'est pas visible

L'immersion réelle dans le contexte environnemental figure sur le livret qui éclaire (dans les fonds les plus noirs !) la portée du jeu ... 

tout est prêt pour jouer à 2 joueurs...Ouf !

Lors de notre première partie, nous avons peiné pour la mise en place...identifier les cartes surface qui indiquent les zones où l'on peut piocher et au dessus desquelles on retourne au fur et à mesure de l'avancée des pions des joueurs les cartes objectifs scientifiques et enfin installer les piles de pioche avec les différentes espèces et les terminer par les cartes "fin de pioche" fut laborieux.
Mais dès la deuxième partie cette installation ne prend pas plus d'une minute.

Reste à distribuer 3 cartes pour chacun des joueurs et une carte d'observations prioritaires qui montre les pictogrammes  à privilégier dans notre zone de jeu pour être majoritaire et marquer les points s'y rapportant.

Mon espace en fin de partie

Et voilà ...à chaque tour on pose une carte de notre main dans la bonne profondeur et avec un delta de 1 par rapport à celle déjà en place , on refait sa main à 3 cartes et c’est tout.
Lorsqu'on valide un objectif scientifique notre pion avance et permet de découvrir le prochain objectif...mais aussi donne accès à une nouvelle pioche .

fin de partie: 2 pioches arrivées à la carte fin!
On voit au centre les cartes surface et les objectifs d'observation révélés en cours de partie au dessus, en outre ces cartes indiquent les pioches ouvertes selon l'avancée du joueur par réalisation des objectifs


En fin de partie on compte nos points de biodiversité (pour cela on doit avoir des cartes de chacune des valeurs 1,2,3,4 et c'est le nombre de cartes de la même valeur le plus faible qui rapporte des points) ... nos points de pictogrammes d'observations prioritaires,  les quelques points indiqués sur la carte surface sur laquelle on est arrivé. C'est tout !
Effectivement ça tient dans le quart d'heure annoncé* ...et on a très envie d'en refaire une

la zone de mon partenaire en fin de partie

Dans notre partie mon partenaire croyait être très en avance , il a donc décidé de la fin de partie en finissant une seconde pile de pioche.

ma carte d’icônes d’observations à prioriser

.Arf! j'avais validé des majorités sur des symboles assez payants pour moi et nous avons fini à égalité parfaite !... 

la piste de score tient sur deux cartes: ici égalité à 19 points !

Ce qui génère le commentaire de la règle "bravo, c'est très bien d'être plusieurs à enrichir les données scientifiques !"

C'est pas beau ?! 

Il ne nous reste plus qu'à tester les variantes incluses dans la boîte !
Un bon jeu de construction de tableau dans une petite boîte : facile à jouer, court ..pas trop casse tête... avec un message fort !
Si on prend le temps de lire le livret de présentation il n'en sera que plus thématique !

un jeu de Florent Toscano imagé par David Boniffacy

* le 1/4 d'heure est largement dépassé dans une partie à 4 joueurs ...mais c'est que du plaisir !

mercredi 4 septembre 2024

Come together...Woodstock sur un plateau ... et on remet le son...

Woodstock ! Un nom mythique qui éveille en nous tant de fantasmes alors que nous n'y étions pas...
Le jeu Come together se situe fin 1960:  1969, la chanson des Beatles envahit les ondes, c'est aussi l'année du festival aux États-Unis.
Il faut se situer là pour apprécier les couleurs saturées et pop du jeu !

Peace And Love Vector Lettering Illustration 247380 Vector Art at Vecteezy
tout un symbole !

On est dans la Flower Power...juste encore une fois !
Un peu de romantisme, de contestation, d'utopie, de psychédélique...... d'amour et de paix

Look totalement assumé, références claires !

J'avais vu ce jeu au festival de Vichy, j'étais avec un ami...qui avait complètement détesté le design du jeu....   rose! orange! vert pomme ! violet ! comme le combi Volkswagen  auquel je rêvais !
Mais moi j'étais ravie, amusée ...question de génération peut être.

en place !

Je le voulais ce jeu...et j'ai enfin joué !
On ne va pas se mentir , on peut y jouer sans se sentir transportée au dernier festival hippie.
Mais les plus jeunes se sentent pourtant bien en plein festival actuel..."Pénélope Gaming" dans sa vidéo y retrouve l'ambiance!

en cours,des scènes avec artistes ou non, des campements qui se remplissent, sur la piste blanche est le décompte est revenu à 0 sur  la cyan la orange et la noire l'avancée continue

Car dans ce jeu on doit organiser notre festival avec les groupes les plus recherchés pour atteindre le maximum de spectateurs... bref...tout faire!
Pour, nous disposons d'un plateau personnel sur lequel nos bénévoles actifs sont posés et y figurent aussi les 3 pistes de publicité (radio, télé, journaux). Au dessus nous installerons des scènes pour accueillir stars et étoiles montantes, au dessous les campements pour les spectateurs.

plateau central en début de manche: nos bénévoles au repos, les pions activation"peace and love" devant la piste de manche, on voit le départ des tuiles à gauche scène et campement, à droite, artistes et spectateurs
 

Nous enverrons nos bénévoles sur les tuiles du plateau central pour obtenir, les cartes scènes, campements, stars et bénévoles et enfin les spectateurs (1 tuile pour chaque fonction).
Au début nous avons peu de bénévoles et certaines places sur les tuiles en demandent 2 voire 3, nous essaierons donc d'en obtenir d'autres via des bonus obtenus çà et là  .

nos pions sur les tuiles en attente d'activation pour obtenir cartes et avancées sur les pistes


C'est d'autant plus important que nos bénévoles restent sur les tuiles jusqu'à ce qu'elles soient activées par un joueur ...Alors ils vont se reposer sur le plateau central (à côté de leur mini bus !) et tous les joueurs récupèrent cartes et avancent sur les pistes mentionnées (cyan, orange , blanche  pour les pistes publicité, noire pour les campements) et sur ces pistes on peut obtenir quelques bonus mais surtout cela donne de la valeur à nos étoiles montante (cyan) nos stars (orange) nos points de fin de manche (blanche ) , la noire nous permet de garder les spectateurs et camps obtenus.

différents bonus sur les pistes: activer une carte gardée, gagner un spectateur, avancer sur la piste presse, ou sur la piste noire etc
 
Car pour valider une carte d'artiste, il faut remplir ses exigences de spectateurs, lesquels spectateurs sont entreposés dans les campements (il faut qu'il y ait suffisamment de place pour eux) De plus nos artistes s'installent sur une scène ...

pions spectateurs, flower (bonus d'avancée) et tickets

Dès lors on comprend qu'il va falloir tout construire au mieux sur les bords de notre plateau central et optimiser les points sur les pistes ...On ne sait où donner de la tête!
Il y a des effets combo en cascade sur les pistes...bien les gérer fait partie du jeu ! Gérer ses bénévoles (ouvriers), ses cartes, ses pistes... Un jeu de gestion tous azimuts.
Ne pas obtenir de spectateur alors qu'on a pas la place de les accueillir, d'artiste si on n'a pas la scène  ... etc... On peut cependant différer en gardant de coté les cartes obtenues mais il ne sera pas aisé de les réintégrer dans le jeu (obtenir le bonus idoine!)
C'est donc aussi un jeu d'anticipation.

fin de partie : spectateurs venus des cartes campements pour valider les exigences d'artistes, pistes avancées et ticket pour accueillir stars (déjà validées manche précédente)  ou transformés en verre d'eau (verso du ticket)

Les manches sont courtes: (6 activations pour 2 à 4 joueurs) et ce sont les joueurs qui actionnent leur avancée (et maitrisent un peu la fin)
C'est donc aussi parfois un jeu de course !
A ce moment on compte les points de fin de manche, les artistes validés, on ajuste les spectateurs et les campements à garder (selon la place sur la piste noire) .
Enfin la piste presse est remise à zéro...Ça se périme vite l'info papier !

Au bout de 3 manches on compte en plus les assemblages de cartes scène qui complètent les icônes de pizza, bière ou eau (on se substante sur un festival) ; ce dernier point me semble un peu arriver comme un cheveu sur la bière mais ...ça fait quelques points de "raccro" comme dit Jean François.

en haut les étoiles montantes, en bas les stars: Ailo Sky, Great Western Cowboys, Ray Sfordegalaczi, Colt Depresse et Jay Purr, titres de jeux à peine déguisés!

Ça fait beaucoup de choses à penser, à bien articuler et c'est franchement un très bon jeu, bien édité avec ses couleurs thématiques et les noms des stars qui raviront les joueurs .
C'est un jeu somme toute classique
avec ses pistes multiples liées entre elles ...s'il n'y avait ce truc d'activation commune qui fait aussi le tempo du jeu !
On pourrait y voir des inspirations multiples, mais ce qui compte c'est que tout est cohérent !
Néanmoins, comme toujours ça aide la compréhension d'avoir rencontré des mécanismes approchants dans d'autres jeux !

Nous y avons joué à 2 avec "l'ami", sorte de joueur fictif qui ne joue pas vraiment mais bloque quelques emplacements ... c'est pas du tout gênant de jouer avec lui !

Je m'interroge vraiment sur la faisabilité à 6 joueurs ...il n'y a que 16 emplacements par manche...çà doit patiner pas mal.! même si la mise en place diffère.
Pareil pour la durée indiquée sur la boîte (60mn), je doute de pouvoir boucler une partie même à deux en mois d'une heure 30 et ce n'était pas notre première partie !
A 4,  je le saurai tout bientôt !

Il y a des variantes avec draft (ce doit être pas mal mais comme toujours il faut connaître le jeu pour bien choisir) ou avec pouvoirs spéciaux  et des départs asymétriques...pas sûr que nous les tentions !

plateaux personnels (verso) à départs asymétriques

On n'a pas trop l'habitude de cette présentation de règle pourtant claire...les actions sont explicitées à partir des lexiques d'icônes... 
Sinon la règle ne présente que le tour de jeu et les décomptes. Une fois compris ça , c'est très facile à lire et bien illustré. J'ai juste corrigé une coquille de traduction pour garder le même vocable pour les jetons activation.  

tout est clair et illustré , une légère coquille !

Qu'on s'y croit ou pas , qu'on aime ou pas les couleurs ...ou qu'on parvienne à passer outre Come together est un jeu finalement facile d'accès par ses règles mais qui demande une belle concentration dans le tempo de combinaisons
L'interaction s'impose par ce système d'activation pour tous...et puis on finit quand même par regarder les plateaux des autres pour les gêner...c'est pas la guerre mais pas l'amour non plus. On joue pour "la gagne" !
Qu'on s'y croit ou pas , qu'on aime ou pas les couleurs ...ou qu'on parvienne à passer outre
Moi j'ai adoré ...Mais j'étais acquise au thème!
.....et puis dans la nuit du 15 au 16 aout 1969 Joan Baez a chanté...Juste le jour de la Sainte Armelle, c'est un signe !
Party Smiley, HD Png Download , Transparent Png Image - PNGitemJ'y jouerai donc accompagnée de sa voix !
https://www.youtube.com/watch?v=l-JW4DKxwQM   https://www.youtube.com/watch?v=3bxf2X4zP5k



A tester en soirée jeux tout bientôt !
J'ai quelques amateurs de grands festivals que je crois trop jeunes pour vouer un culte à Woodstock ! Leur avis m'intéresse.


un jeu de Vegard Eliassen Stillerud, Elif Svensson, et Asmund 
Svensson

 

Edit: testé à 4 joueurs...pas mal de tension sur les tickets !L'impression que les manches tournent vont se terminer sans qu'on ait le temps de les optimiser :on ne pourra pas faire assez .. on est loin de remplir les scènes ...
Mais le jeu reste le même (sans ami) . Je valide cette configuration!
Pour le coup, le temps de partie dépend vraiment du temps de réflexion des joueurs ...la pression due à la course de fin de manche augmentant, ce temps augmente aussi ...on ne peut se permettre de perdre un tour;  mais on ne voit pas le temps passer !