lundi 31 mars 2025

niwashi...mini mini ... pour en dire un minimum et faire le maximum!

 Sans doute le thème japonisant et des jardins a fait que Niwashi se retrouve dans notre armoire des jeux à , car ni moi, ni Jean François, avec qui je partage la pratique ludique duo ne sommes très enclins aux jeux de communication muette.

J'ai réussi quand même à lui faire tester en lui annonçant le jeu comme une ode à une outil traditionnel de jardinage....Ca, ça lui parle!
Le même mot, sans doute différemment accentué au Japon signifie aussi jardinier...ce que l'on joue à être dans le jeu.

outil très particulier !
 
Bon le thème , on l'oublie vite ; en revanche l'ambiance du fait des illustrations apporte un peu de zenitude;.. Maisdès que le jeu se lance vraiment, c'est nettement moins harmonieux.

On commence tranquille à agencer ses minuscules tuiles...Oui mais il faut faire comprendre à l'autre nos figures imposées au jardin (validation d'objectifs) et plus on lui apporte d'indices par l'utilisation de la lanterne mettant en évidence forme et/ou couleur plus le temps se restreint! ... puisqu'on défausse ses cartes pour ça ! et que les cartes c'est un peu le minuteur du jeu.
De toutes façons cette lanterne n'est pas la meilleure façon de jouer, juste un moyen de débloquer une situation .... Un joker qui rompt l'harmonie du jeu pour nous permettre d'y revenir .

Ici l'objectif (forme et couleur) de chacun des joueurs en train de construire le jardin commun. Pour être validé , il devra être terminé par le joueur qui ne connait pas l'objectif poursuivi par son partenaire et qu'il doit deviner.

Est ce le fruit du pur hasard quand on parvient à valider ?! Parfois oui et c'est ce qui n'a pas convaincu mon partenaire.
Moi, je me suis surprise à réfléchir à ce qu'il essayait de construire et j'ai aimé cette sensation.
J'étais un peu en suspend au dessus du jeu... quand ça marche, c'est vraiment chouette.

Mais en en rediscutant, je dois reconnaître que la pratique peut amener l'émergence d'automatismes à peine codés ... en mode "tu me fends le coeur" sans parole
et là badaboum l'intérêt du jeu s'écroule alors même  les scores explosent ! 

la lanterne posée montre au joueur le lieu de pose pour terminer un objectif (le orange vu plus haut)  tandis que  l'autre joueur essaie de construire l'objectif bleu...

Pour notre dernière partie (parce qu'il ne veut pas rejouer) nous avons validé 8 agencements, donc avons passé le score honorable en utilisant beaucoup "le cas particulier" devenu le plus usité pour notre fin de partie et qui permet de piocher dans la défausse pour refaire sa main (si on a recouvert une parcelle de même couleur) .
Dans notre cas, le but était clairement de prolonger un peu la partie, (elle ne dépasse que rarement le 1/4 d'heure) car la pioche "normale" était quasi épuisée signifiant la fin..
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rappel des formes demandées dans le  jeu

Peu de chances donc de pouvoir me lancer avec lui dans la version avancée "le voyage" pour découvrir les particularités de règles des neuf temples (options avec contraintes nouvelles ) proposées lorsqu'on devient à deux très affutés sur le jeu !

Il y a forcément tiraillements entre le caractère onirique voulu et la mécanique de course pour valider un maximum d'objectifs . Pire! il se peut  qu'on s'énerve quand notre partenaire ne saisit pas nos signes.
De ce fait le jeu est il zen, réunit il ses joueurs dans le partage ou stressant quand on ne se comprend vraiment pas et qu'on se prend en grippe ?
Cela dépend des joueurs et joueuses mais aussi du moment sans doute et des attentes.
A trop vouloir scorer, on perd parfois l'essence du jeu mais en même temps le score valide nos accords.

le verso du rappel des formes

Il faudra donc bien choisir son moment, ses attentes de l'instant et bien sûr son partenaire consentant.

Niwashi requiert une acceptation totale de ce qu'il veut offrir et dans ce cadre là il se révèle riche et original parmi tous ces jeux de communication non verbale

 

faciles à tenir en main mais difficiles à séparer, ici notre main de 2 objectifs et 3 cartes jardin

Voilà une toute petite boîte, aux cartes peu pratiques à mélanger qui nous plonge dans une atmosphère peu commune.

Il ne sortira sans doute pas souvent chez nous et sera réservé à ces plages de temps poetique...qu'il nous faudrait pourtant bien cultiver !

 

Un jeu de  Gautier de Cotereau et Baptiste Laurent illustré par Yoshito Fujiwara 

à défaut de cerisier, notre jeune pêcher en fleurs devant le gîte, espérons que les fortes gelées sont passées, Gare aux Saintes Glaces, dans 40 jours!

 

 

 

 

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