Fall m'a fait de l’œil avec sa magnifique boîte mais surtout en mettant en scène la huppe fasciée , un oiseau qui vient parfois nous saluer près de la maison au printemps, dont j'adore le chant ... un magnifique oiseau qu'on retrouve dans de nombreux écrits le plus symbolique étant la conférence des oiseaux où il mène les autres oiseaux dans un magnifique voyage initiatique.
Pour modérer mes ardeurs je parlais donc du jeu à Jean François lui présentant comme un cascadia à 2 où l'on jouerait sur le même plateau et on l'on peut monter en hauteur les tuiles façon akropolis.
Jouer en constituant ensemble un plateau avec chacun des objectifs différents l'a tout de suite séduit...on pourrait ajouter un côté Sierra au chapitre des comparaisons !
Quand on appelle autant de jeux pour situer un autre, autant dire qu'on est certes, en pays connu mais devant un tout nouveau jeu aussi, une recombinaison d’atomes pour une nouvelle molécule.
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| la rivière de pioche |
Fall s'explique en deux temps trois mouvements: 12 tours de jeu, pour créer ce paysage dont les tuiles hexagonales doivent être liées par la couleur de paysage de fond, tuiles qu'on pioche dans une rivière qui force la prise en sus d'un jeton animal qui peut être accueilli sur les tuiles.
Chaque joueureuse à un objectif renard, un objectif oiseau et un fleur. Les animaux sont les jetons posés sur les tuiles comme les renards, les fleurs se dessinent en faisant coïncider leurs pétales à partir de 3 tuiles.
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| à chaque tour un jeton ne pourra pas être posé: ici le renard |
Au début on pense être dans un jeu casse tête un peu agressif puisqu'on peut détruire les combinaisons de son partenaire de jeu...Et puis finalement on se dit qu'on s'est peut être trop dévoilé dans nos buts et qu'on aurait pu bluffer un peu.
Si l'ambiance est studieuse quoique chafouine on ne peut nier la beauté du résultat de nos agencements communs...Qu'ils rapportent ou non des points.
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| le moineau ne peut être posé , il reste en réserve de la joueureuse qui ne peut contenir que deux pions en fin de tour |
Ce qui m'a plu dans le jeu est donc cette façon de se concentrer à deux sur le même "plateau" en devenir (je suis arrivée au jeu de société fascinée par ce regard convergeant ) .
C'est un casse tête on tourne nos tuiles pour savoir comment les placer au mieux en vue de remplir nos objectifs qui sont souvent exigeant sur le nombre d’éléments qui doivent être présents en fin de partie (un nombre requis mais s'il est dépassé ...aïe)
Le score vous met à mal avec des points négatifs selon la configuration
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| début de partie (1 tour , 4 tuiles plus celle de départ) un champignon appartient au joueur noir |
Lors d'une partie où j'avais capté très tôt les objectifs de mon partenaire, je n'ai pas réussi à le stopper pour autant...
Partie trop tôt à remplir les miens j'ai vu les tuiles qui me rapportaient être écrasées en cours de jeu et sécurisées par la pose de crapaud ou de champignons qui m'interdisaient d'y toucher.
Seuls les éléments (outre le champignon et le crapaud) sur la troisième couches sont inamovibles.
Et si les crapauds ne sont que des pions de blocage, les champignons posés en étage et n'appartenant ceux là qu'à celui ou celle qui les pose rapportent des points non négligeables.
Un petit peu de réflexion, quelques coups vaches sur un joli jeu au thème reposant pour une durée d'une demi heure, c'est ainsi que je qualifierais ce jeu plaisant qui a aussi pour lui l'avantage de ne pas être soumis aux affres du vent...ce qui permet d'y jouer en terrasse sur une table de taille assez réduite...un gros plus pour cet été !!

verso des cartes...juste pour la beauté!
Par contre si vous comptez y jouer en amoureux .... sachez que votre partenaire de vie sera un adversaire à la table! Vous êtes avertis ! Mais bien sûr vous êtes beaux joueurs! (expression qui n'a pas de féminin semble-t-il!)
Un jeu de Gianpaolo Razzino illustré par Mirks Properzi








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